04 août 2017

Le retour de Jules

Il y avait eu "Jules", il y a maintenant "Le retour de Jules" :

176 pages, mai 2017

176 pages, paru en mai 2017

Oh comme il m'a paru trop court ce roman !

J'avais adoré Jules, ce chien (la photo de couverture n'est pas correcte d'ailleurs puisque Jules est un labrador ! Faudra qu'on m'explique pourquoi ce choix sais_pas ??? bref !) qui travaille et ne vit que pour ça.

Il avait déprimé sévèrement dans le tome 1, lorsqu'Alice sa maîtresse aveugle avait retrouvé la vue, mettant un terme à son utilité. Il lui avait fait rencontrer Zibal, le vendeur de macarons trouvé dans une poubelle peu après sa naissance. Alice et Zibal étaient tombés amoureux.

On retrouve Jules concentré sur son nouveau travail : aider les enfants souffrant d'épilepsie. Et mieux que les aider : former les chiens à détecter les crises avant qu'elles n'apparaissent chez les enfants. Jules s'éclate dans cette nouvelle vie, même si Alice et Zibal ont eu du mal à se séparer de lui. Jules avait retrouvé une raison de vivre, sa joie...et en prime il est amoureux de Victoire, une braque talentueuse.

Alice et Zibal sont séparés, et Alice est partie en Inde apprendre à peindre....aux éléphants.

Et tout ceci est dans le roman mais existe : les chiens peuvent vraiment détecter les crises d'épilepsie avant qu'elles n'apparaissent, et des éléphants apprennent vraiment à peindre des auto-portraits en Inde ! Et on apprend d'ailleurs que ça ne se passe pas de façon correcte pour les éléphants, mais dans la souffrance, pour le tourisme...

Un jour, Zibal est appelé. Jules était embauché chez une dame âgée, épileptique. Mais Jules est en fourrière et va se faire piquer : il a mordu sévèrement le petit-fils de la dame. Zibal ne comprend pas. Il a 24h pour sauver Jules et Alice est injoignable.

Je l'ai lu quasiment en une fois, embarquée dans la vie de ce chien aussi vite que dans le premier tome. Comme j'aurais aimé 100 pages de plus !

Si vous avez aimé le premier, vous adorerez le second. Vous n'avez pas lu le premier ? Foncez le lire ! J'ai vu qu'il était en tête de gondole dans pas mal de libraires : avec raison !

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31 juillet 2017

Sous le compost

Voici le 3è roman de la sélection automne des lecteurs (3è dans mon ordre de lecture, mais on lit comme on veut) :

288 pages

288 pages, paru en janvier 2017

En voilà un qui m'a mise profondément mal à l'aise par moment !

Franck est père au foyer dans un tout petit village. Il s'occupe de ses trois filles, encore petites, tandis que sa femme doit gérer sa collaboration débutante dans une clinique vétérinaire et se faire accepter. Elle est peu présente à la maison. Franck gère tout. D'abord au foyer contre son gré, il a fini par se faire une petite vie, des copains, et par trouver beaucoup de plaisirs à cultiver son jardin, produire des légumes.

Il réfléchit même à l'idée d'investir dans des chèvres.

Il a sa routine, ses randonnées en vélo pendant que les filles sont à l'école, il comprend les absences de sa femme.

Et puis....tout bascule lorsqu'il reçoit une lettre anonyme lui disant que sa femme le trompe. Là, tout dérape, enfin Franck dérape.

Le roman commence très doucement et bascule dans une situation qui m'a vraiment gênée, mais c'est lié à mon histoire, pas à la narration ou aux faits. J'ai failli arrêter la lecture plusieurs fois et puis je suis allée jusqu'au bout.

Ce n'est et ne sera pas mon préféré. Mais étant allée jusqu'à la fin du livre, j'en suis sûre et je peux le dire !

Si vous voulez un roman radicalement différent de vos lectures habituelles, allez-y sans réfléchir !

Si comme moi vous avez des valeurs auxquelles vous tenez et une belle corde sensible....passez à autre chose !

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27 juillet 2017

La daronne

Voici le second roman de la sélection automne 2017 du club des lecteurs :

176 pages

176 pages, paru en mars 2017

En deux soirs, c'était plié !

Elle s'appelle Patience, elle est traductrice pour la police. Elle a toujours travaillé honnêtement, elle a toujours suivi les règles. Mais elle doit s'occuper de sa maman très malade et voudrait mettre ses filles à l'abri du besoin, et elle se rend compte qu'après une vie de travail, c'est fichu.

Son père était un mafieux reconnu, qui est mort assez jeune et qui a laissé de quoi vivre à sa femme...qui a tout dilapidé rapidement. Patience s'est mariée avec un homme qu'elle aimait, mais qui la laisse veuve à 34 ans, avec une petite fille de 2 ans et un nourrisson. Alors elle a travaillé. Beaucoup.

Sauf que je découvre avec surprise que cet emploi est rémunéré...au noir. Pas de sécu. Pas de chômage, pas de retraite. Et la mère de Patience lui coûte très, très cher en établissement spécialisé. On découvre au passage un côté très triste de notre société...

Un jour, Patience a l'opportunité de récupérer une très très grosse cargaison de drogue. Cela lui permettrait de payer les soins de sa mère, de donner à ses filles de quoi vivre bien, et à elle d'avoir une retraite méritée. Mais va-t-elle aller à l'encontre de ses principes ?

Je vous laisse le découvrir. On parle ici de la réalité d'un monde caché : les petits délinquants qui ne parlent pas français, la misère, les traducteurs peu reconnus mais indispensables...

Et on découvre avec surprise que ce n'est ni très gai ni très légal.

J'ai dévoré ce roman, dont l'auteure est elle-même sur la couverture !

A LIRE !

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19 juillet 2017

Le gardien des choses perdues

Mi-juin, j'ai eu la chance d'aller à la présentation de la sélection de livres pour l'automne. 10 livres. De la citronnade, des gâteaux, des gens bienveillants...encore un très joli moment.

Je suis repartie avec ce livre :

350 pages

350 pages, paru en février 2017

Un petit roman savoureux, léger mais intense, qu'on a envie de lire en buvant "la bonne petite tasse de thé" (il va falloir le lire pour comprendre ce que je viens d'écrire !).

Plusieurs destins se croisent dans cette histoire très british. Il y a Anthony, un vieux monsieur qui vit seul dans sa maison appelée "Pandua". Rien que le nom donne envie de pousser la porte pour y aller ! Il n'a jamais réussi à se marier avec la femme de sa vie, qui décède subitement juste avant le mariage. Peu avant son décès, elle lui avait donné une médaille, SA médaille, et il l'a perdue en courant vers l'hôpital. Il ne se remet jamais de la perte de sa fiancée, ni de la perte de sa médaille. Alors il récolte toute sa vie les petites choses qu'il trouve en se promenant. Il les étiquette et les stocke, espérant retrouver les personnes à qui ces objets manquent forcément. Tout est soigneusement rangé dans son bureau. Un jour, il passe une annonce pour recruter une sorte de secrétaire et Laura rentre dans sa vie.

Elle est toute cabossée Laura, sortant d'un mauvais mariage, avec un mauvais mari. Rentrer dans Pandua va changer son existence. Pour chaque objet, Anthony rédige une nouvelle racontant l'histoire de cette petite chose et pourquoi, selon lui, elle a été perdue. Laura est chargée, entre autre, de taper et mettre au propre toutes les nouvelles.

Et puis Anthony décède, laissant Laura à la tête de Pandua, avec une mission : retrouver les propriétaires de toutes les choses perdues, un travail colossal. Mais Laura ne sera pas seule...

Parallèlement, on suit l'histoire d'Eunice, qui commence elle aussi comme secrétaire à tout faire avec Bomber, qui entre dans sa famille mais ne se mariera jamais avec lui malgré son immense amour pour cet homme. Je ne vous dis pas pourquoi, vous le découvrirez.

Evidemment les destins vont se croiser et.....

Mais non, je ne vais pas plus loin, j'en ai déjà dit beaucoup....et si peu !

A vous de lire ce petit bijou d'une extrême finesse et délicatesse !

A LIRE ABSOLUMENT !

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11 juillet 2017

Le temps de Lilas

Après "Ce que je peux te dire d'elles" et "Si j'ai bonne mémoire", Anne Icart clôt ici cette si belle saga :

306 pages

306 pages. Avril 2017

Quel bonheur de retrouver la tribu Balaguère ! Je dois avouer qu'il m'a fallu quelques chapitres avant d'être vraiment à l'aise et de re-situer chaque personnage, mais après, ça a vraiment été du bonheur ! Aucune déception pour ce dernier tome, l'écriture si entrainante est toujours présente.

Garance se découvre enceinte alors que son amant marié vient de la quitter pour la énième fois. Elle tait cette grossesse à toute la tribu, ne sachant pas si elle garde ou non ce bébé inattendu.

Parallèlement, Blanche a des absences, des oublis, des paralysies qui mettent la tribu en alerte ; toutes se soudent autour d'elle pour qu'elle consulte, pour qu'elle se préserve, pour savoir si c'est ou non une maladie grave.

Violette voit son couple se dissoudre. Raphaël ne parvient pas à trouver sa place dans la tribu Balaguère. Il n'y arrive plus et elle ne le voit que lorsqu'il est trop tard et qu'il part en Chine....

Bref, tout est là sans déception, avec le même bonheur de rentrer dans une tribu bienveillante, avec en prime la couture, la création, les petites mains qui s'activent.

Si vous avez lu et aimé les deux premiers tomes, allez y les yeux fermés.

Si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes, cette saga est parfaite pour l'été !

A LIRE !

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05 juillet 2017

La femme du gardien de zoo

Gérard Collard en avait fait une très belle critique. J'avais noté. Mais une histoire pas gaie avec des animaux....je freinais. Je suis sensible, c'est comme ça. Et puis je suis tombée dessus à la bibli ....j'ai eu envie de tenter. J'ai bien fait :

350 pages

350 pages. Paru en janvier 2016 (existe peut-être en poche ?)

On n'est pas du tout dans le feel good avec ce roman. Enfin "roman", on peut quasi parler de documentaire tellement le travail a été riche et qu'on le sent. Vraiment, je freinais très fort. Je l'ai ouvert en me disant que si c'était trop dur, je le refermais et voilà.

Et puis on se laisse embarquer dans ce roman très précis où j'ai beaucoup, mais alors beaucoup appris.

Antonina est la femme de Jan, le gardien du zoo de Varsovie. Toute leur vie, toute leur maison tourne autour des animaux. Ils en ont dans le zoo, certes, mais aussi plein chez eux, et de tout. Ils s'occupent des petits dont les mamans ne veulent pas, des petits qu'on leur apporte. La vie est gaie et chaleureuse. Antonina donne naissance à un petit garçon qu'ils appellent "Rys" (le lynx) et qui s'épanouit complètement au milieu de toute cette faune.

Et puis 1939 arrive. Et la guerre, et la chasse aux juifs dans cette ville particulièrement touchée, au centre de toute la folie nazie. Comme rien n'est mieux caché que quand il est dans la lumière, Antonina et Jan mettent à profit leur position stratégique pour sauver des dizaines de juifs, en recueillir ponctuellement ou plus longtemps, sous le nez des nazis qui ne se douteront jamais de ce qui se passe devant eux. Avec évidemment la peur et des angoisses immenses, qui marqueront Rys à jamais malgré son jeune âge.

On apprend beaucoup donc, sur ce qui s'est passé dans cette ville, sur tout ce qui a concerné les zoo pendant la guerre également et dont on parle rarement, voire jamais. Et pourtant, profitant de leur pouvoir, les hauts dignitaires nazis ont un rêve fou : faire revivre des espèces disparues, mettant des moyens considérables dans cette quête. Et alors qu'ils pratiqueront des expériences horribles sur les juifs, sans anesthésie, ils prennent soin de ne jamais faire souffrir les animaux....

On comprend aussi que les premiers ghettos étaient plutôt perméables mais que les gens n'imaginaient pas une seconde qu'en y restant ils mourraient. Ceux qui ont eu la lucidité de voir ce qui se passait ont pu avoir la vie sauve. On apprend que beaucoup plus de polonais que ce qu'on pense ont pris des risques considérables pour sauver des inconnus. L'auteure aborde la résistance polinaise, le réseau, les risques.

Antonina et Jan sont des Justes qui n'ont jamais voulu être reconnus comme tels. Ils ont fait ce qui leur semblait normal, ce qui était en accord avec leurs valeurs et leurs convictions. Pas question pour eux d'accepter l'inacceptable. Le doux Jan devra prendre sur lui et jouer le rôle d'un homme froid et autoritaire pour sauver ses amis. Et toujours, gravitant autour et avec eux, des animaux, certes de moins en moins exotiques, mais présents et aux comportements étonnants. Un lapin peut apprendre des tas de choses avec le temps et la patience !

Le vrai sacrifié est le petit Rys, qui va vivre une enfance hors norme et sera obligé de laisser partir ou de voir mourir ses amis cachés dans la maison, comme ses amis les animaux. Il grandit dans la peur constante et les silences obligatoires, malgré tout ce qu'Antonina fait pour tenter de le protéger.

Petit plus non négligeable en ce qui me concerne : on y parle souvent des archivistes et de ce qu'ils ont fait pendant la guerre, dès qu'ils ont pris conscience que leur rôle pouvait avoir beaucoup d'importance. Ils ont pris des risques pour collecter et cacher les témoignages des personnes enfermées dans le ghetto...dans des bidons de lait. Ils avaient compris ce qu'on a oublié aujourd'hui : il est important de conserver des traces, les histoires du présent, pour les transmettre dans le futur.

J'ai vraiment beaucoup appris avec ce roman, Gérard Collard avait raison !

A LIRE pour la culture générale !

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27 juin 2017

Entre mes doigts coule le sable

Vous allez dire "encore" mais.....j'ai adoré !

297 pages

297 pages. Paru en mai 2017

J'avais beaucoup aimé le premier roman de cette auteure : "Les yeux couleur de pluie"

Il s'agit de la suite. Donc si vous n'avez pas lu le premier, il ne faut pas commencer par celui-ci.

On retrouve Marie-Lou et Matthieu dans leurs études de médecine. Il est en neurochirurgie, elle passe en psychiatrie. Leurs emplois du temps rendent leur vie plutôt compliquée mais ils essaient de tout mener de front. Et puis la maman de Matthieu devient la patiente de Marie-Lou, ce que Matthieu n'accepte pas. Parallèlement leur ami Jo a de gros soucis de santé, liés à l'alcool. Entre tout ça, ils ont du mal à réussir à marcher ensemble. Leur couple vacille, ils se perdent. On découvre le monde de la psychiatrie du côté des soignants, de la patience, de la recherche de solutions, mais aussi du côté de la détresse extrême.

L'écriture est très forte et très "vivante". L'auteure sait nous transmettre des odeurs et des sensations, et c'est un exploit ! On est très vite embarqué dans cette jolie histoire qui sent bon les embruns. Les mots sont précis, l'histoire nous entraine et j'ai enchainé les chapitres très vite pour connaître le dénouement : vont-ils faire la paix et vivre ensemble ? Parce que nous, on sait, on avait compris qu'ils sont faits pour s'aimer hein ! Parfois l'auteure ne va pas dans la direction qu'on voudrait. Alors ? Vont-ils se trouver ? Viiiiiiiiiite allez lire ce très joli roman réussi, qui se passe dans le Finistère ! Je ne vais tout de même pas tout vous raconter non plus !

La fin laisse présager un troisième tome : chouette !

A LIRE !

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17 juin 2017

Minute, papillon !

Un livre très vite lu :

272 pages

272 pages. Paru en avril 2017

Vite lu mais....bof, je ne sais pas. Lecture "trop facile" et c'est dommage. Les livres feel good doivent aussi être bien écrits. Ce n'est pas parce qu'on est dans la littérature "simple" que ça doit être "simpliste". Bref.

Je l'ai lu, je suis allée jusqu'au bout, mais je suis restée déçue jusqu'à la fin. Ce livre ferait certainement une jolie comédie télévisée.

Rose a 36 ans. Elle est tombée enceinte à 17 ans et a dû abandonner ses rêves d'études d'infirmière. En très peu de temps, elle perd son père, son boulot de nounou, et son fils quitte la maison à 18 ans pour aller vivre avec une jeune fille qu'elle ne connait pas. Il a décidé de couper les ponts avec sa mère tant qu'elle ne lui donnera pas le nom de son père, qu'elle a toujours caché.

Rose se retrouve alors seule et devient dame de compagnie....pour chien. La maîtresse du chien est une femme immonde, qui paye Rose pour s'occuper du loulou de Poméranie et pas de sa propre mère qui vit avec elle et aurait elle aussi besoin de compagnie. Colette est une dame un peu déjantée, qui ne sort plus du tout de chez elle.

Evidemment la vie de Rose va changer, elle va faire les bonnes rencontres et tout se termine avec la petite musique qui va bien....presque gnangnan pour le coup...aucune surprise, aucun rebondissement, on comprend vite vers quelle fin le roman se dirige...trop vite.

Un raté donc, il faut être honnête. Et pourtant, la pub pour ce livre est super présente !

A lire si vous cherchez un roman facile et rapide, pas prise de tête. (ah ça....)

....mais seulement pour cette raison, sinon la déception sera là !

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11 juin 2017

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

J'ai adoré, dévoré en 2 jours ! (ne râlez pas, ce n'est pas de ma faute si en ce moment je tombe dans les livres : ils sont bons !)

464 pages

464 pages. Paru en mai 2017

Je suis tombée dedans comme on tombe dans un sorbet sous la canicule !

Pauline vient de se séparer de son mari Ben. Ils ont un petit garçon de 4 ans. Elle est revenue chez ses parents avec lui, bien que ses relations avec sa mère soient un peu compliquées. Mais sa mère fait énormément d'efforts pour que tout se passe bien.

Sauf que Pauline fait un déni complet : oui, Ben lui a dit qu'il ne l'aimait plus, mais ce n'est pas grave, il va revenir, il va forcément revenir ! Elle décide de lui écrire ses souvenirs, un à un, jusqu'à l'été. ça ne peut que le faire changer d'avis, revenir hein.

Elle refuse de voir les mains tendues pour l'aider, elle garde ses oeillères et n'a que cette idée en tête : elle va lui faire comprendre qu'il a tort, qu'il l'aime encore, en ravivant ses souvenirs.

Coincée dans son déni, Pauline fait un burn-out au travail (j'avoue, j'ai ri). Elle est mise d'office en arrêt maladie, doit voir un psy, part en vacances forcées avec sa famille.....

L'écriture est d'une finesse et d'une sensibilité qui ne peut que toucher le lecteur (enfin la lectrice, il faut être honnête). Parce que petit à petit on avance dans le roman en découvrant les vraies raisons de tout ce qui est arrivé. Et l'écriture est magnifique, il faut le souligner, le dire. S'il y a énormément d'humour dans ces pages, de légèreté, on n'oublie pas le réel et les sentiments. Loin de partir dans la facilité, il y a ici un véritable travail de fond et on le sent. On sent l'application, le besoin de trouver les mots justes, les mots qui percutent, et ça marche. On sent que Virginie Grimaldi n'a pas choisi la facilité mais est revenue souvent sur ses écrits pour les améliorer, trouver les mots, en rajouter. On commence dans la légèreté pour avancer dans des sujets très forts et très sérieux.

Un livre sur la vraie vie, qui parle aussi de la résilience et du feel good.

Un livre qui fait du bien, à dévorer en quelques heures en s'attachant aux personnages (le frère est assez exceptionnel !) et à cette histoire touchante.

Bref, vous l'avez compris : A LIRE !!!!

Ne passez pas à côté !

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07 juin 2017

Miss Cyclone

Mais quel livre !!!! Gérard Collard en avait dit beaucoup de bien, Sophie aussi, et pourtant je n'étais pas super emballée. J'ai tout de même pris le temps de le réserver à la bibli....je l'ai dévoré en 3 jours !

mars 2017

Paru en mars 2017. 342 pages

Vous vous rappelez de cette auteure ? Mais siiiiiiii, elle a écrit "La drôle de vie de Zelda Zonk" !

Bon et bien là, allez savoir pourquoi, je n'étais pô emballée. Les prénoms June et Angela..... Oui, bof.

Une fête foraine à New-York..... Mouais.

Et puis je l'ai ouvert. Et je suis tombée dedans comme on peut tomber sans relever le nez dans un bon dessert ! Si si ! (oui, toujours ce rapport pourtant non obsessionnel avec la nourriture sucrée....allez comprendre ! Ceci dit je suis sûre que l'image parle à beaucoup !)

June est blonde, petite, fine, a un caractère fort, une famille riche. Angela est brune, a des origines italiennes, vit seule avec sa mère. Elles ont 16 ans et la vie devant elles. June veut s'éclater, profiter de la vie. Angela, elle, a déjà (!) une vie toute tracée. Elle va se marier avec Nick, son voisin de pallier, qu'elle connait depuis toujours. C'est comme ça. A 16 ans, sa vie est faite ! Évidemment on est consterné pour elle.

On suit les deux amies à 4 moments-clés de leur vie : 1980 et l'assassinat de John Lennon, moment clé à partir duquel toute leur vie va se jouer ; 1991 et une tempête terrible ; 1998 et le scandale Clinton et enfin 2001 et les attentats à New-York. Il ne s'agit pas seulement de l'histoire de deux, femmes, mais aussi de leur mari, Nick et Adam, et de ce drôle de quatuor qui se croise, s'affronte en permanence et s'aime. Une vie entière, quatre vies entières qui se déroulent le temps d'une lecture et dont on n'arrive absolument pas à se détacher. Les personnages sont forts, les moments très bien choisis, on est vraiment embarqué dans ce roman jusqu'à la dernière page.

Foncez sans hésiter une micro-seconde dans ce roman à l'écriture remarquable, dans lequel on tombe sans même s'en rendre compte. Vous savez, il fait partie de ces livres qu'on a autant envie de dévorer que de lire lentement pour qu'ils durent plus lontemps ! Un livre qu'on voudrait lire d'une traite (mais c'est pô possible !) et refermer après chaque chapitre en même temps. Vous voyez de quoi je parle ? Hein ? Mais siiiiiiiiiiiii ! Et vous êtes encore là ? course

BONNE LECTURE !

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