11 juin 2017

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

J'ai adoré, dévoré en 2 jours ! (ne râlez pas, ce n'est pas de ma faute si en ce moment je tombe dans les livres : ils sont bons !)

464 pages

464 pages. Paru en mai 2017

Je suis tombée dedans comme on tombe dans un sorbet sous la canicule !

Pauline vient de se séparer de son mari Ben. Ils ont un petit garçon de 4 ans. Elle est revenue chez ses parents avec lui, bien que ses relations avec sa mère soient un peu compliquées. Mais sa mère fait énormément d'efforts pour que tout se passe bien.

Sauf que Pauline fait un déni complet : oui, Ben lui a dit qu'il ne l'aimait plus, mais ce n'est pas grave, il va revenir, il va forcément revenir ! Elle décide de lui écrire ses souvenirs, un à un, jusqu'à l'été. ça ne peut que le faire changer d'avis, revenir hein.

Elle refuse de voir les mains tendues pour l'aider, elle garde ses oeillères et n'a que cette idée en tête : elle va lui faire comprendre qu'il a tort, qu'il l'aime encore, en ravivant ses souvenirs.

Coincée dans son déni, Pauline fait un burn-out au travail (j'avoue, j'ai ri). Elle est mise d'office en arrêt maladie, doit voir un psy, part en vacances forcées avec sa famille.....

L'écriture est d'une finesse et d'une sensibilité qui ne peut que toucher le lecteur (enfin la lectrice, il faut être honnête). Parce que petit à petit on avance dans le roman en découvrant les vraies raisons de tout ce qui est arrivé. Et l'écriture est magnifique, il faut le souligner, le dire. S'il y a énormément d'humour dans ces pages, de légèreté, on n'oublie pas le réel et les sentiments. Loin de partir dans la facilité, il y a ici un véritable travail de fond et on le sent. On sent l'application, le besoin de trouver les mots justes, les mots qui percutent, et ça marche. On sent que Virginie Grimaldi n'a pas choisi la facilité mais est revenue souvent sur ses écrits pour les améliorer, trouver les mots, en rajouter. On commence dans la légèreté pour avancer dans des sujets très forts et très sérieux.

Un livre sur la vraie vie, qui parle aussi de la résilience et du feel good.

Un livre qui fait du bien, à dévorer en quelques heures en s'attachant aux personnages (le frère est assez exceptionnel !) et à cette histoire touchante.

Bref, vous l'avez compris : A LIRE !!!!

Ne passez pas à côté !

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07 juin 2017

Miss Cyclone

Mais quel livre !!!! Gérard Collard en avait dit beaucoup de bien, Sophie aussi, et pourtant je n'étais pas super emballée. J'ai tout de même pris le temps de le réserver à la bibli....je l'ai dévoré en 3 jours !

mars 2017

Paru en mars 2017. 342 pages

Vous vous rappelez de cette auteure ? Mais siiiiiiii, elle a écrit "La drôle de vie de Zelda Zonk" !

Bon et bien là, allez savoir pourquoi, je n'étais pô emballée. Les prénoms June et Angela..... Oui, bof.

Une fête foraine à New-York..... Mouais.

Et puis je l'ai ouvert. Et je suis tombée dedans comme on peut tomber sans relever le nez dans un bon dessert ! Si si ! (oui, toujours ce rapport pourtant non obsessionnel avec la nourriture sucrée....allez comprendre ! Ceci dit je suis sûre que l'image parle à beaucoup !)

June est blonde, petite, fine, a un caractère fort, une famille riche. Angela est brune, a des origines italiennes, vit seule avec sa mère. Elles ont 16 ans et la vie devant elles. June veut s'éclater, profiter de la vie. Angela, elle, a déjà (!) une vie toute tracée. Elle va se marier avec Nick, son voisin de pallier, qu'elle connait depuis toujours. C'est comme ça. A 16 ans, sa vie est faite ! Évidemment on est consterné pour elle.

On suit les deux amies à 4 moments-clés de leur vie : 1980 et l'assassinat de John Lennon, moment clé à partir duquel toute leur vie va se jouer ; 1991 et une tempête terrible ; 1998 et le scandale Clinton et enfin 2001 et les attentats à New-York. Il ne s'agit pas seulement de l'histoire de deux, femmes, mais aussi de leur mari, Nick et Adam, et de ce drôle de quatuor qui se croise, s'affronte en permanence et s'aime. Une vie entière, quatre vies entières qui se déroulent le temps d'une lecture et dont on n'arrive absolument pas à se détacher. Les personnages sont forts, les moments très bien choisis, on est vraiment embarqué dans ce roman jusqu'à la dernière page.

Foncez sans hésiter une micro-seconde dans ce roman à l'écriture remarquable, dans lequel on tombe sans même s'en rendre compte. Vous savez, il fait partie de ces livres qu'on a autant envie de dévorer que de lire lentement pour qu'ils durent plus lontemps ! Un livre qu'on voudrait lire d'une traite (mais c'est pô possible !) et refermer après chaque chapitre en même temps. Vous voyez de quoi je parle ? Hein ? Mais siiiiiiiiiiiii ! Et vous êtes encore là ? course

BONNE LECTURE !

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03 juin 2017

Quand je serai partie

J'ai beaucoup aimé :

438 pages

438 pages. Paru en février 2017

Ne vous laissez pas rebuter par ce que je vais dire : il s'agit d'un bon roman sur la résilience, le deuil et la vie qui reprend.

Natalie vient de décéder d'un cancer. Pourtant son mari reçoit presque chaque jour une lettre d'elle, la première le jour de l'enterrement. Elle lui apprend à vivre sans elle, à s'organiser...à reprendre le cours de la vie. Qui envoie ces lettres ? Pourquoi ?

Et Luke s'accroche (trop) à ces lettres et oublie de vivre. Heureusement, il est entouré par les amies de sa femme. Annie la meilleure amie de Natalie, qui s'occupe du petit dernier de 3 ans en manque de maman notamment. Il y a aussi une étudiante, Stessie, que Natalie fait entrer dans la vie de Luke.

Petit à petit, lettre après lettre, Natalie révèle des secrets, de plus en plus lourds, amenant Luke à remettre en cause son mariage, la vie qu'il a eue....et sa femme. La connaissait-il vraiment ?

Le temps qui passe apaise tout et Luke sort doucement de son brouillard, regardant autour de lui, reprenant pied dans la vie, mais il va lui falloir faire le point sur son mariage à cause des lettres.

J'ai vraiment aimé ce livre, qui prouve qu'avec le temps, on peut se remettre de tout.

A LIRE !!!

 

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28 mai 2017

Le dernier salaire

Je n'y allais pas pour ça, à la bibli, mais je suis revenue avec :

2016

Paru en 2016. 221 pages.

Margaux, après une vie professionnelle un peu chaotique, passée à suivre les mutations de son mari (ah ? tiens ?), a trouvé un CDI et se plait énormément dans son poste d'assistante de direction. Sauf qu'à 48 ans, elle se fait éjecter, mal, sans prime de départ. Mal.

Ah ? tiens ?

Elle se défonce pour retrouver un poste, ayant d'abord l'espoir d'un CDI, puis d'un CDD, puis de n'importe quoi. Ah ? tiens ?

Elle raconte la descente lente et terrible, la peur au ventre, le stress terrible et quotidien, le regard des autres, le sentiment d'inutilité puis de honte. Et personne pour comprendre que tu te défonces mais que ça ne marche pas. Que quoi ne marche pas ? Les démarches ? Le marché de l'emploi ? L'âge ? Mais comment faire ?

Elle y raconte aussi très bien comme on devient aux yeux des autres corvéable à merci. Et se taire.

Et les ateliers pôle emploi qui ne mènent à rien, et comme on fait tout ce qu'on nous demande dans l'espoir de et jamais rien au bout. Ce n'est pas une question de diplôme, ce n'est pas une question de compétences, mais alors quoi ? Comment font les autres ?

Elle y raconte les demandes d'immersion en entreprise (gratuites donc), les demandes de te mettre en "auto-entrepreneur" (ben voyons, qu'est-ce que j'ai pu l'entendre ça ! "Et pourquoi pas un statut d'auto-entrepreneur ?" Ben oui pourquoi pas ? Parce que je vois bien que ce serait une descente de plus ?). Elle y raconte certaines bienveillances à laquelle on ne s'attend tellement plus que ça semble bizarre.

Elle y raconte une société actuelle où ceux qui ont la chance d'avoir un boulot s'y accrochent de façon désespérée et compréhensible, mais que cela nuit fortement à ceux qui essaient de décrocher un emploi.

Elle y raconte un quotidien dans lequel je me suis reconnue, les fausses promesses (ah ça ! Je crois que je vais finir par les noter pour avoir une trace), les lettres restées sans réponse, les ateliers pôle emploi où on t'apprend à refaire 20 fois de 20 façons différentes ton cv, ta lettre de motivation et ça ne change rien !

La seule différence entre nous, c'est que j'ai arrêté ma mission en fin de contrat à cause de la distance. 120km/jour, je n'en pouvais plus. Mais personne ne l'a compris, et pourtant, qui est partant pour faire 120km/jour pour être payé au smic ? Je l'ai fait parce que j'avais des collègues adorables et que j'aime mon métier. Mais au bout de 2 ans, l'usure était là.

C'est la seule différence. Je passe des heures chaque jour à chercher, j'ai passé une cinquantaine d'heures sur mon cv, j'ai suivi les ateliers sur les lettres de motivation, la façon de bien répondre à une annonce, construire son profil pro sur les réseaux sociaux, les bons sites sur lesquels être présent, "booster sa recherche d'emploi" (hum il est où le booster ?).

Et la nécessité de voir les copines, de passer une heure avec elles, de rire, de sourire, de vivre avec cette peur terrible et quotidienne du "il faut que je trouve", la boule au ventre.

"Il faut faire marcher son réseau". Ah la bonne blague. Je n'ai pas de réseau et quand bien même, je n'oserai pas.

"Il faut se vendre". Je ne suis pas commerciale. Je suis dans la culture et la culture n'est pas compatible avec le commerce, avec un rendement.

"Il faut suivre les ateliers". J'ai fait, suivi, m'énervant contre le contenu qui me rendait dingue.

Et le regard des autres. Qu'on le veuille ou non. Et le ras le bol de la précarité, qu'on est des millions, de tout âge et de tout niveau, à subir. J'admire ceux qui s'en sortent, relèvent le nez et je cherche comment ils ont fait. Souvent c'est un hasard, un coup de chance, un peu comme une vente du Bon Coin : la bonne personne au bon moment.

Je n'ai jamais eu de chance aux jeux, ceci explique cela ?

Le marché du travail a changé. Ah. Alors comment fait-on pour s'y adapter ? Pourquoi n'a-t-on pas d'atelier là-dessus ?

"Se mettre en adéquation avec le marché". Tiens c'est drôle mais je ne demande que ça : j'ai des compétences (évidemment j'ai suivi aussi l'atelier "trouver ses compétences tranversales" hein) que je peux certainement utiliser ailleurs. Alors j'ai fait un bilan de compétences pour savoir quoi. Conclusion : "Vous êtes une très bonne archiviste". Je n'ai pas besoin de bilan pour ça, je le sais. Je voulais savoir quoi faire d'autre puisque je ne trouve pas de poste....encore du temps, encore de l'énergie, partis en fumée.

Bref, toi, lectrice/teur, si tu as la solution pour m'aider, je prends. Oh je ne suis pas chère. Au bout d'un moment hein, on oublie sa valeur, on garde en revanche son envie, son besoin de travailler, d'être reconnue comme apportant quelque chose....Bref, si tu connais quelqu'un qui connait quelqu'un, qui aurait besoin de moi, je suis là !

Je ne parlerai plus de ce sujet ici, mais il me semblait important de le faire. Non je ne reste pas à la maison à tricoter ou coudre. Je cherche du travail plusieurs heures par jour, activement, gardant une motivation continue malgré le temps qui passe. Un jour moi aussi, je trouverai ma bonne annonce et je ferai LA rencontre. On peut rêver non ? Quand il ne reste plus grand-chose, l'espoir reste un moteur.

Ce livre est rassurant et angoissant. Je ne suis pas seule, je ne fais pas les choses de travers. Mais nous sommes des millions et la priorité est donnée aux "précaires". Ah oui, il y a ça aussi : quand tu es autonome dans tes recherches, personne ne t'aide....

Bref, je garde espoir, c'est important trèfle

bisous1

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22 mai 2017

Au secours j'ai 40 ans !

Je l'avais sur ma liste depuis sa sortie. Mais je ne le trouvais pas en bibli, ni en occasion. Et puis un jour, je suis tombée dessus...chez Noz. Comme quoi !

224 pages

224 pages, paru en 2015

J'ai adoré le ton léger mais qui aborde des tonnes de sujets qui nous concernent, les quadras ! L'humour est présent à chaque chapitre, et on touche à tout ! Le couple, le divorce, les enfants, le boulot, la santé....

Tout est là mais en souriant, voire en rigolant franchement !

A 40 ans on n'est PAS vieille d'accord ? NonNon01

Je suis capable de profiter d'un bon moment, de rigoler, de faire l'andouille.....de ne pas vieillir !

Je voulais le lire depuis longtemps et je n'ai pas été déçue. Comme tous les livres que j'achète ou qu'on m'offre, je l'envoie à quelqu'un pour qu'elle en profite. J'ai choisi mon amie Ninie, qui a exactement 40 ans et quelques, comme moi !

A toi de le lire et de le passer à qui tu veux Ninie !

A lire pour l'humour, le ton, toussa toussa !!!

lire2

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16 mai 2017

Club des lecteurs 5/10 : Les furies

Barack Obama himself en ayant fait une super critique, il fallait que je tente !

432 pages

437 pages, paru en janvier 2017

Bon et bien j'ai tenu....40 pages et j'ai abandonné.

Le roman commence par l'histoire de Lotto, sur la plage, qui vient de se marier, puis revient sur l'histoire de Lotto, de ses parents à son enfance, son adolescence....et j'ai arrêté. Je n'ai pas aimé l'écriture, pas du tout. Je ne dis pas que c'est mal écrit, pas du tout hein. Mais ce n'est pas pour moi, je n'ai pas accroché.

Si vous l'avez lu, quel a été votre avis ?

Pas grave, il y en a tellement d'autres à lire !

lire

 

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12 mai 2017

La drôle de vie de Zelda Zonk

Oh que ce livre fait du bien !

448 pages

448 pages. Paru en 2015, existe en poche.

Chaque soir, j'ai eu l'impression de prendre un dessert. Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette impression ? Un moment tout doux et drôlement agréable et j'étais bien contente de retrouver ce roman !

Hannah a une petite vie très, trop rangée. Elle vit dans un minuscule village, elle retape des objets anciens, surtout en couture. Mariée avec Jeff, ils n'arrivent pas à avoir d'enfants mais ils ont une petite fille dans leur vie. La soeur d'Hannah, Gail, a eu un bébé. Hôtesse de l'air, elle a préféré laisser la petite à Hannah et Jeff et elle revient la retrouver entre 2 avions.

La vie d'Hannah est planifiée, tracée, organisée. Le mardi, elle rejoint sa collègue Marsch (bien déjantée) à Londres dans leur boutique.

Mais un jour, Hannah est prise dans un gigantesque accident de voiture en allant à Londres. Elle est toute cassée mais vivante. Les mots choisis par l'auteure pour décrire l'état d'Hannah sont incroyables et justes. Évidemment tout le monde est aux petits soins et Jeff a eu très peur de la perdre.

Hannah s'en sort mais ne supporte plus d'être seule dans sa chambre. Elle demande à être déplacée dans une chambre double. Personne ne comprend ce choix. Et elle se retrouve avec une vieille dame bien moins cassée qu'elle mais un peu quand même : Zelda Zonk. Celle-ci brode, beaucoup et elles passent leurs journées à papoter et à broder. Hannah comprend que sa vie va changer, que tout sera différent après cet accident. Tout est remis en cause, elle ne pourra jamais plus vivre comme avant.

Surtout lorsque Gail, sur le ton de la plaisanterie, apprend à Hannah que Marilyn Monroe se faisait appeler Zelda Zonk quand elle partait incognito dans des hôtels. L'âge correspond, il faut qu'Hannah sache. Et si Zelda Zonk était Marilyn ? Et si elle n'était jamais morte ?

Arrivées là, vous êtes bien tentées vous aussi non ?

Alors foncez ! Un peu de douceur fait tellement de bien !

A LIRE !!!!

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06 mai 2017

Club des lecteurs 4/10 : L'effroi

Un livre qui fait profondément réfléchir :

304 pages

304 pages. Paru en octobre 2016

Voici un thème que je n'ai encore jamais lu ! Voilà qui est intéressant !

Sébastien Armant est premier alto dans un orchestre. Il est dans l'ombre depuis toujours, très bon musicien sans être exceptionnel. Il est marié, a deux enfants et en dehors de son orchestre, il a un petit groupe avec deux amis, qui tourne bien. Une petite vie bien rangée, bien organisée, sans vagues.

Et puis un soir tout va changer. Un soir, juste avant de démarrer un concert, le chef Craon ....fait un salut nazi. Nous sommes le 20 avril, jour "anniversaire" de la naissance d'Hitler.

Sébastien tombe subitement dans ce qu'il ne parvient à nommer que l'effroi. Un silence, un abîme.

Puis, sans réfléchir, il se lève sans un mot et tourne le dos au chef. L'orchestre entier se lève et tourne le dos. Puis le public se lève et tourne le dos. Dans un silence pesant.

Et la suite du livre décrit les 5 semaines qui suivent le geste, la réaction de Sébastien Armant, que personne n'aurait pu prévoir.

Il s'agit d'une écriture très particulière, méticuleuse, décrivant les sons, les silences et les comportements avec une grand précision.

A LIRE parce que cela pourrait parfaitement arriver !

Sans le club des lecteurs, je ne l'aurais pas lu, et je serais là encore passée à côté d'une belle découverte !

lire2

PS : en programmant cet article il y a quelques temps, j'étais loin de penser qu'il tomberait à ce point dans l'actualité...

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02 mai 2017

La cuisinière

J'ai adoré ce roman !

380 pages

380 pages. Paru en 2014

On est dans le roman historique, mais moins dur que Vera Kaplan.

Ici, l'auteure est partie d'une histoire vraie : la découverte des porteurs sains de typhoïde au début du 20è siècle.

Mary est arrêtée en 1909, soupçonnée de transmettre cette terrible maladie par son métier, cuisinière. Pas de façon volontaire, bien entendu, mais par les plats qu'elle prépare. Elle se retrouve isolée sur une île, dans un hôpital....sauf que Mary n'est pas malade. Son procès fera longtemps la une des journaux. Elle est surnommée "Mary la Typhoïde" et le vit très mal parce que personne, jamais, ne parviendra à prouver sa culpabilité. Alors au bout de 3 ans elle est relâchée....et ça recommence, puisque personne n'a pris le temps de lui expliquer quoique ce soit.

On pratique tous les examens possibles sur elle, elle est piquée en permanence, mais personne n'arrive ni à expliquer, ni à lui expliquer, ni à comprendre. D'autant que Mary est une excellente cuisinière et adore préparer des repas pour les autres.

On sent bien tout le travail de documentation effectué par l'auteure sur cette histoire, mais aussi sur les conditions de vie de cette époque, située aux limites de l'hygiène et de la découverte et la compréhension des microbes et de leur transmission.

On suit aussi la vie difficile d'Alfred, le compagnon de Mary, qui n'arrive lui non plus ni à comprendre, ni à expliquer, lui n'ayant jamais été malade.

ça se lit extrêmement bien, c'est un roman. Et pourtant on y apprend beaucoup !

A LIRE pour tout ce qu'on découvre !

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20 avril 2017

Club des lecteurs 3/10 : Vera Kaplan

En voilà un livre dérangeant !

Août 2016

144 pages. Paru en août 2016

A Tel-Aviv, un homme vient chaque année passer 15 jours dans l'appartement de sa mère. Celle-ci est décédée à 50 ans, jeune donc, et il n'a jamais réussi à savoir quoi que ce soit de sa vie. Il sait qu'elle a été adoptée à sa naissance, mais c'est tout.

Cette année-là, il trouve dans la boîte-aux-lettres une grosse enveloppe. Un notaire allemand lui envoie 2 cahiers écrits par sa grand-mère, la mère de sa mère, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il n'a jamais connu son existence et apprend donc sa mort en même temps que sa vie.

Vera était une jeune juive, née en 1922. Pendant la guerre, elle devient malgré elle une "chasseuse de juifs" dans un Berlin dévasté. Pour sauver sa vie et celle de ses parents, elle dénonce ses amis, elle envoie à la mort des dizaines et des dizaines de gens qu'elle a cotoyé, aimé, trouvant lamentable qu'ils ne se révoltent pas.

Cette histoire, écrite à partir d'une histoire vraie, fait froid dans le dos. Parce que sans la peur de mourir ou de ne pas réussir à sauver ses parents, Vera n'aurait certainement jamais eu cette vie abominable.

Je l'ai lu rapidement, il est court, et tant mieux, parce qu'il met mal à l'aise.

Et en même temps, j'ai découvert une réalité que j'ignorais, une réalité tue, taboue, et avec des conséquences. Et nous ? Qui peut dire qu'il n'aurait pas un comportement similaire, si cela permettait de sauver sa famille ? Un livre qui met mal à l'aise parce qu'il oblige à réfléchir à des choix impossibles.

A lire pour la culture générale !

Un livre que je n'aurais jamais lu sans la Sélection !

lire

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