14 janvier 2018

L'anatomiste

Un vrai très bon roman, recommandé par Gérard Collard, avec raison, et prêté par la copine d'Hugo :

480 pages

480 pages. Paru en mai 2017

C'est l'histoire de Blaise, et c'est l'histoire de Marie-Ursule.

Nous sommes au 16è siècle, et l'histoire commence en 1524, puis surtout 1539.

Blaise a eu une enfance épouvantable, avec des parents qui l'ont utilisé, qui étaient profondément violents. Il a vu son père coupé les doigts de sa petite soeur sans la moindre raison, avec une hache, et cette mutilation va profondément le traumatiser. Blaise a un don extraordinaire pour le dessin, et c'est ce qui va le sauver. Un jour sur un marché où son père vend ses dessins, un homme achète Blaise à ses parents. Cet homme est un génial artiste-peintre, maître Battisto. Il embarque Blaise avec lui, le sauvant de sa misérable condition et lui apprenant énormément de choses, tout en lui faisant confiance. Malheureusement maître Battisto meurt prématurément et la situation de Blaise va basculer. Son maître laisse d'énormes dettes derrière lui. Blaise va devoir payer l'une d'elle, en travaillant sans salaire pendant un an pour un anatomiste qui veut créer l'oeuvre de sa vie avec un livre d'anatomie.

Sauf qu'il faut des cadavres pour faire des séances d'anatomie et qu'on découvre tous les trafics liés à cette activité, mais je ne veux pas tout vous dire.

Marie-Ursule a été sauvée tout bébé par Adel, qui fuyait sa ville en Angleterre. Sur sa route, elle croise ce bébé et la prend avec elle, un peu à contre-coeur, mais incapable de laisser cette toute petite fille dans les bras de son père mort. Elles fuient en France et dès l'âge de 12 ans, Marie-Ursule doit assurer la survie des deux femmes en se prostituant.

Et puis un jour Marie-Ursule va croiser Blaise et là....

Et bien là je m'arrête, parce que sinon je vais tout dévoiler de ce roman très très bien construit et qu'on dévore du début à la fin !

Gérard Collard avait raison : LISEZ LE !!!!!

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02 janvier 2018

Une fois dans ma vie

Avant de parler livre, je tiens à vous souhaiter une très très bonne année à venir, qu'elle soit créatrive, riche en rencontres, et douce. (après j'arrête ! chuicaché )

 

Un très bon livre feel good pour commencer cette nouvelle année :

430 pages

430 pages, paru en octobre 2017

Alors ce roman est une énigme : comment un homme a-t-il pu écrire un livre pareil sur les femmes ??? Il a fait comment ? Il est rentré dans leur tête ?

J'avais été déçue par le dernier Legardinier, que je n'ai pas pu terminer. Ici j'ai eu l'impression de le retrouver.

Tout le roman se passe dans un théâtre. On suit surtout la gardienne, Eugénie, qui est à un tournant de sa vie, mais on suit aussi la jeune Juliette qui après avoir beaucoup papillonné, tombe amoureuse d'un garagiste et en est la première étonnée. Enfin on suit aussi Céline, mère célibataire qui doit se battre pour avoir l'argent que lui doit son ex-mari. Non pas pour elle, mais pour élever leur fils.

Eugénie ne va pas bien, elle se pose beaucoup de questions sur sa vie. Sur sa vie de maman : ses deux enfants vont très bien, ont quitté le nid et elle se demande à quoi elle va servir à présent. Sur sa vie de femme quand elle se rend compte qu'au fond, contrairement à Juliette, elle n'a pas eu de coup de foudre pour son mari et se demande alors si elle est là par habitude. Elle va mal et pense même à en finir, quand elle prend conscience qu'elle a peut-être encore un rôle à jouer et pas de la façon habituelle.

Autour de ces trois femmes, il y a des tas de personnages tous plus attachants les uns que les autres, ou détestable en ce qui concerne l'ex-mari. Mais même avec lui on arrive à rire !

C'est un livre à lire, un livre qui fait du bien, bien écrit, léger mais qui pose des questions essentielles.

Un très bon roman pour commencer une nouvelle année !

bisous1

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16 décembre 2017

13 à table !

Comme chaque année, j'ai acheté le petit Poche de nouvelles :

336 pages

 336 pages. Paru en novembre 2017

Une jolie illustration de Sempé orne la couverture cette année. Comme tous les ans, l'achat de ce livre permet d'offrir 4 repas à ceux qui en ont besoin.

Alors je n'ai pas tout aimé et ce n'est pas grave, c'est tout l'intérêt d'un recueil de nouvelles. Pour ce tome sur l'amitié, on retrouve : Françoise Bourdin, Michel Bussi, Maxime Chattam, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, François d'Epenoux, Eric Giacometti, Karine Giebel, Christian Jacq, Alexandra Lapierre, Marcus Malte, Agnès Martin-Lugand, Romain Puertolas, Jacques Ravenne, Leïla Slimani.

ça démarre fort avec une histoire de fidélité ou infidélité conjugale, qui a une fin surprenante et on enchaine avec une très belle nouvelle de Michel Bussi sur un échange surréaliste entre une ado française et une ado chinoise. On comprend très vite que quelque chose cloche sans parvenir à mettre le doigt dessus et on dévore les pages !

La nouvelle de Maxime Chattam est très étonnante également mais dans un tout autre registre : un homme se rend soudain compte qu'il est brutalement devenu transparent. Pourtant il n'est pas mort....

Impossible de ne pas se projeter dans la nouvelle de François d'Epenoux : un homme a été opéré des yeux par son meilleur ami et vit un cauchemar depuis. Il vient se venger. Terrible !

Incroyable nouvelle écrite à 4 mains par Eric Giacometti et Jacques Ravenne ! Ils se sont mis en scène et ont dû bien s'amuser.

Je pourrais continuer encore mais comme vous allez le lire, je vous laisse à votre lecture utile et très agréable !

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08 décembre 2017

Depuis l'au-delà

J'ai tellement aimé les deux derniers romans de Bernard Werber que j'ai plongé sur celui-ci :

Oct 2017

448 pages. Paru en octobre 2017

Alors, par quoi commencer ?

J'en garde un sentiment extrêmement mitigé. J'ai été emballée par le début et puis pfffffffffff (euh comment on écrit ce bruit ???) j'ai clairement ressenti....un ballon qui se dégonfle. Pourtant, ce qui me laisse perplexe, c'est que tous les éléments d'un bon roman sont réunis. Alors qu'est-ce qui m'a perdue ? Aucune idée. J'aimerais énormément qu'une de vous l'ait lu ou le lise pour qu'on en parle !

Bref !

Gabriel est un écrivain populaire de 42 ans, qui meurt subitement et met un moment avant de réaliser qu'il est mort. Il y parvient grâce à une médium reconnue : Lucy. La jeune femme vit de son don, de sa capacité à entrer en contact, à accéder à l'au-delà.

Elle aide Gabriel dans sa quête : comprendre qui l'a tué. Car il en est persuadé, il a été assassiné, il n'est pas mort naturellement. Lucy remonte donc le cours de la vie de Gabriel et va rencontrer un à un les proches de l'auteur. Il était aimé du public, mais pas des critiques littéraires, qui sont démontés en flèche.

Bernard Werber a-t-il des comptes à régler ? J'ai compris assez vite que l'auteur/critique Moisi est en fait Yann Moax. Et il n'a pas ici un portrait flatteur !

ça part un peu dans tous les sens, c'est peut-être ce qui m'a perdue. Je suis allée jusqu'au bout de la lecture mais pas du tout avec enthousiasme. Une déception même. J'espérais que ça décolle, que je comprenne. Et bien non.

A un moment, Gabriel se retrouve dans le corps de Lucy et il lui arrive quoi ? ....elle a la migraine ! Mouais....

Pourtant on sent les recherches sur les communications avec les morts, sur ce qu'on sait et qu'on ignore, sur les études faites et en cours. Mais ça coince. Pourquoi ? J'espère qu'au moins une de vous l'a lu ou le lira, que je puisse savoir si ça vient de moi, ce qui est bien possible, ou si c'est un roman moins bon, ce qui arrive.

Je ne sais absolument pas si je vous conseille de le lire ou pas....à vous de voir ! C'est rare que ça m'arrive !

J'avais terminé le roman quand Nicolas Carreau a consacré son émission à Bernard Werber. Je vous conseille de l'écouter (ce sont les 14 premières minutes) pour vous faire une opinion. Effectivement il s'est énormément documenté :

La voix est livre

lire

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28 novembre 2017

Dans la forêt

Ce sera le dernier roman de la sélection d'automne de la bibli pour moi :

janvier 2017

304 pages. Paru en janvier 2017. C'est un roman qui est paru en 1996 au Etats-Unis et qui a connu un énorme succès.

 

Nell et Eva, 17 et 18 ans, vivent seules avec leur père, dans la forêt.

Il s'est passé "des choses" dans le reste du monde mais on ne sait pas exactement quoi. Petit à petit, il n'y a plus d'électricité, et un jour il n'y en a plus du tout. Ils apprennent à vivre dans l'isolement le plus complet, en économisant sur tout, et toujours dans l'idée et l'espoir que tout revienne comme avant.

On ne sait pas tout, on découvre des choses petit à petit en avançant dans la lecture. Comment la maman, puis le père, disparaissent, comment les filles vivent cette situation et surtout évoluent. Au départ elles sont en colère, elles en veulent à leur père. L'une lit beaucoup, l'autre danse. L'une devait rentrer dans une prestigieuse université, l'autre intégrer un ballet renommé....mais rien de cela n'est possible sans électricité, sans essence, et surtout en étant aussi isolé. Après la colère vient la résignation, puis l'adaptation.

La forêt a quasiment une âme dans ce roman. Elles y vivent mais la redoutent et pourtant elle va les protéger du chaos, évoqué à demi-mots, du reste du monde. Petit à petit, elles vont apprendre à se servir de cette forêt, à survivre grâce à elle.

C'est un roman qui parle de la société d'abondance et démontre à quel point on vit dans le "trop". Elles apprennent à tout rationnaliser, jusqu'au thé qui devient "juste une pincée" qui donne du goût à l'eau chaude. Elles seront évidemment confrontées à la violence des hommes prêts à tout dans les situations extrêmes. Comment vit-on quand on n'a plus rien ? Le roman pose les bonnes questions, interroge sur notre mode de vie, sur la façon dont on vit et celle dont nous pourrions vivre, sur l'essentiel et le superflus.

J'ai plongé chaque soir dans une ambiance effrayante et rassurante à la fois. Je comprends le succès du roman à sa sortie, et 20 ans plus tard il n'a pas pris une ride ! J'ai l'impression de ne pas en parler assez tant il y a à dire.

Et vous savez quoi ? En lisant je me disais qu'au fond, je suis bien contente de savoir me servir de mes mains, que dans la même situation, savoir coudre et tricoter est un vrai atout, se montrer débrouillarde aussi.

J'étais passée à côté du roman lors de la présentation à la bibli. L'ambiance me semblait angoissante. Et puis je suis allée à la réunion trimestrielle où chacun "raconte" ses lectures et vu l'emballement collectif, j'ai regretté et j'ai réservé le livre quasiment en sortant....et ça valait la peine !

Alors non, on n'est pas dans le feel good. On est dans le "et si" et la confrontation à notre société de consommation.

A LIIIIIIIIIIRE !!!!!!

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20 novembre 2017

Au revoir là-haut

Quel roman, mais quel roman !!!!

576 pages

576 pages. Paru en 2013

Édouard sauve la vie d'Albert...qui sauve la vie d'Édouard.

Nous sommes à la fin de la Première Guerre Mondiale. Tous les soldats sont épuisés. Tous savent que la fin de la guerre est proche, et attendent l'armistice avec impatience. Tous sauf le terrible Pradelle, un officier qui s'est épanoui grâce et dans le conflit. Alors il décide que ce n'est pas fini pour lui, et sacrifie deux soldats pour relancer le combat.

Sauf qu'Albert s'en rend compte. Par un hasard de circonstances, à cause de cette découverte, Albert se retrouve enterré vivant. C'est le dernier souffle d'une tête de cheval mort (qui va le marquer pour le reste de sa vie) qui va le sauver. Il se pensait mort mais Édouard, un tout jeune homme, le sauve, le sort du trou dans lequel il s'est retrouvé enterré vivant sous les yeux de Pradelle.

[J'ai détesté Pradelle, cet homme égocentrique et mauvais, méchant, arriviste et totalement dénué d'empathie...un monstre, beurk]

Sauf qu'en sauvant Albert, Édouard se fait arracher le bas du visage par un éclat d'obus. Alors Albert se donne entièrement pour "sauver son sauveur".

Édouard était un artiste, un dessinateur extrêmement talentueux. C'est son don qui va lui permettre de reprendre goût à la vie.

Dans ce roman très prenant, on croise aussi Madeleine, le père d'Édouard, l'adorable Louise...

On y parle de la guerre sous un autre angle : tous les trafics qui ont eu lieu après, concernant les milliers de dépouilles, l'argent et le profit de certains, la douleur des rescapés, des familles, les maigres moyens médicaux, la folie de certains hommes, l'humanité des autres.

C'est vraiment un roman fort, vraiment fort, et je crois qu'il est important de le lire. Loïcia l'a lu et adoré, c'est elle qui m'a convaincue de le lire. Je l'ai terminé un jeudi soir et le samedi, nous sommes allées voir l'adaptation formidable réalisée par Albert (tiens tiens...Albert...) Dupontel.

au revoir là haut

Si le livre est à lire, le film est incontournable. Il y a quelques petits changements sur la fin notamment, c'est pourquoi je pense important d'avoir les deux versions. Le film est dense, riche, formidablement interprété, incroyable. Je n'ai pas pu m'empêcher de regarder les costumes, les couleurs, les reconstitutions...j'ai adoré. J'avais besoin de mettre des images sur ce que j'avais imaginé : les masques d'Édouard, le catalogue des monuments aux morts, la tête de Pradelle (remarquable Laurent Lafitte !!!!), la tête de cheval, l'hôpital, etc. Et je n'ai pas été déçue !

 

A LIRE ET A VOIR ABSOLUMENT !!!

 

bisous1

 

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14 novembre 2017

Trois baisers

Mais quel bonheur de retrouver des personnages auxquels je me suis attachée !

850 pages

850 pages. Paru en octobre 2017

Mais quelle joie quand j'ai vu que Katherine Pancol avait sorti la suite, le 7è tome de cette saga formidable !

850 pages ? Pffff, même pas mal ! Même pas peur !

Chaque soir la même joie de retrouver Hortense (je VEUX être Hortense !) et Zoé (je VEUX être Zoé !), Joséphine, Alexandre ! Et puis Stella, Adrian, Tom, Edmond, Julie ! Quelle joie, mais quelle joie pour moi de me replonger dans ces univers et ces familles !

Chaque soir j'ai dû me freiner pour ne pas lire trop, trop vite !

Hortense sort sa première collection, hésite entre Adrian et Gary, lui-même en plein questionnement entre Hortense et Calypso. Stella se pose des questions sur sa vie, Tom découvre une nouvelle élève de sa classe, Dakota, et il va se passer des choses, des règlements de compte, des éléments qui prennent place et d'autres qu'on découvre. Adrian prend son envol mais a peur et fuit Stella. Stella fait la connaissance de Camille, et j'ai beaucoup, beaucoup aimé ce nouveau personnage, plein d'humanité mais aussi de blessures, bibliothécaire.

Il s'en passe des choses en 850 pages ! Zoé, qui ne veut rien avoir à faire avec l'argent en a plein qui lui tombe dessus. Les méchants sont toujours méchants, les gentils restent gentils, il y a des histoires, il y a de l'amour, des réussites, des échecs, tout y est !

La seule chose qui m'a profondément déplue et pas qu'un peu ("déçue" est aussi adapté), c'est la sexualité débridée de Junior. Certes, c'est un enfant hors norme, un enfant plus que précoce et très en avance, mais Junior a .....7 ans. Il est toujours amoureux d'Hortense et beaucoup de choses me laissent penser qu'il y aura une suite, que je lirai avec tout autant d'impatience.

Si vous avez lu les six premiers tomes, évidemment vous aimerez celui-ci alors la taille du pavé ne doit pas vous faire peur !

Si vous n'avez pas lu les six premiers tomes, rien ne sert de lire celui-ci !

A LIIIIIIIIIRE !!!!!

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06 novembre 2017

Mon autopsie

Comme toujours avec Jean-Louis Fournier, un petit roman décalé et jubilatoire :

Août 2017

Paru en août 2017, 198 pages

L'auteur imagine qu'il est mort. Il donne son corps à la science. Il est "choisi" par une étudiante, qu'il appelle "Égoïne". Jour après jour, elle le dissèque, l'étudie, le découpe, et lui en profite pour revenir sur des moments de sa vie, avec humour comme il sait si bien le faire.

Il ne s'épargne pas, ne s'excuse pas, mais explique son parcours, ses choix, sans indulgence, avec un peu de regret. Il raconte sa femme, toutes les infidélités qu'il lui a faite, ses garçons handicapés ; il explique comme il a pu être blessé  la sortie du livre "où on va papa", par ceux qui n'avaient pas compris, les grincheux, quand il ne faisait que raconter avec un humour un quotidien ô combien difficile pour mettre en lumière ses enfants.

Il fait un sacré bilan de son existence, il est prêt à passer à autre chose. Mais c'est toujours écrit avec légèreté. J'ai appris avec surprise qu'il était le créateur de La Noireaude !!!! Naaaaaaaannnnn ! Et il a fait énormément d'autres choses, il a eu une vie riche et remplie, il a fait des rencontres étonnantes.

Voilà un petit roman qui fait du bien, dans l'humour et le décalage propres à cet auteur vraiment attachant.

A LIRE !!!!

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02 novembre 2017

La petite librairie des gens heureux

Un bien joli livre, très léger après la densité de "la Serpe" :

313 pages

313 pages. Paru en février 2017

C'est un livre très visuel. On imagine très bien le décor, l'ambiance, voire les odeurs. Il s'agit d'un roman chorale, pas forcément une lecture facile donc, puisqu'il faut suivre et comprendre les interractions entre les différents personnages. Et à la fin, hop! tout s'emboîte parfaitement !

Julius avait créé de toute pièce la librairie Nightingale, alors qu'il s'était retrouvé seul avec son bébé, la petite Émilia. Il l'a élevée au milieu des livres, dans un environnement génial (enfin je trouve hein !). Julius était adoré de tous ses clients, des habitants de sa petite ville. Malheureusement il est emporté trop tôt et très vite par (sans doute) un cancer, même si le mot ne sera jamais écrit clairement.

Émilia se retrouve propriétaire de la librairie du jour au lendemain, elle qui enseignait jusque-là au Japon. Elle découvre une boutique au bord de la faillite, parce que Julius n'avait aucune envie de s'occuper des comptes ou de l'argent. Elle est aussi en proie à un requin de l'immobilier, qui lorgnait depuis longtemps déjà sur la boutique.

Elle a envie de baisser les bras, mais elle n'est pas seule et chaque chapitre est l'occasion de découvrir un ou des personnages pour qui la librairie et Julius ont eu une grande importance dans leur vie. Chaque fin de chapitre se termine par une liste de 10 livres en lien avec le personnage et/ou son activité. Et la palette est large : une châtelaine, une prof-cuisinière, une mère au foyer désespérée, un violoncelliste, une actrice au coeur brisé et j'en passe !

On est dans le feel good, d'accord, mais pas dans le trop facile ou trop léger. J'ai aimé les mots employés par l'auteure et j'ai facilement imaginé une adaptation au cinéma, l'odeur des bons petits plats concoctés par Thomasina, l'ambiance de la librairie, la joie de vivre de Béa, tout quoi ! J'ai passé de très bonnes soirées grâce à ce roman très prenant si on aime les ambiances brittish et les belles histoires.

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J'en profite pour répondre ici à un tag de Sue-Ricette. Je ne ferai pas le Tag en entier, n'étant pas adepte des chaînes :

1. Tu es plutôt mer, montagne ou campagne ?

La mer me manque à la montagne et la montagne me manque à la mer...

2. Si tu avais le choix entre un éclair au chocolat et un tiramisu, que choisirais-tu ?

L'éclair !

3. Ton livre préféré ? (globalement ou alors ta meilleure lecture depuis le début de l'année)

Je suis incapable de répondre ! Chaque livre lu et apprécié détrône le précédent

4. Ta musique/chanson préférée ?

 La Petite Monnaie de Bénabar

5. Tu es plutôt jeux vidéos ou jeux de société ? (petits chevaux, jeux de cartes, jeu de l'oie, les dames...)

Jeux de société

6. Comment te définirais-tu, en un seul mot ?

Sensible

7. Combien as-tu de bibliothèques chez toi ?

Dans ma maison : une dans le salon, et ma table de nuit déborde. Sinon j'ai autour de 10 biblis sur Rennes. Mais depuis le départ à Tahiti, j'ai énormément diminué la quantité de livres à la maison. Je préfère nettement aller en bibli et ne pas stocker.

8. Un plat 100% végétal que tu adores ?

Sans la moindre hésitation : le curry de pois chiches au thermomix

9. Tu es plutôt thé, tisanes ou café ?

Un café le matin, un thé en matinée et/ou le midi, puis une ou deux tisanes

10. Comment définirais-tu tes copinautes de la blogosphère ?

Incroyables, riches, généreuses

11. Un objectif pour la fin d'année ?

Toujours le même : trouver du boulot.....

 

Voilà ! Merci de m'avoir nominée Sue-Ricette !

bisous1

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25 octobre 2017

La serpe

Mais quel roman !!!!

648 pages

648 pages. Paru en août 2017

Pour une fois je vais nuancer mon enthousiasme. Si j'ai adoré et je suis sincère, je pense aussi qu'il n'est pas pour tout le monde. Déjà les 648 pages vont en rebuter, c'est bien compréhensible. Ensuite, le style est vraiment particulier et il faut s'accrocher.

Pourtant j'ai écouté une émission de radio dans laquelle il était invité et cela m'a confortée dans mon choix !

L'auteur a décidé de reprendre une enquête d'un meurtre non élucidé en 1941. Il nous entraine dans toutes ses démarches, absolument toutes et il finit par avoir une idée très précise (et logique) quant à l'assassin. J'adhère complètement à son hypothèse.

L'histoire : en 1941, trois personnes sont découvertes assassinées, terriblement mutilées par une serpe, dans leur château : Georges, sa soeur Amélie et la bonne Louise. Au milieu de ces cadavres il y a Henri, le fils de Georges, qui sera d'emblée considéré comme supect et contre lequel tous les éléments seront repris à charge. Il a heureusement avec lui Maître Garçon, qui va démonter tous les éléments un par un et le faire acquitté. Les meurtres ne seront donc jamais élucidés et malgré son acquittement, Henri restera le reste de sa vie le seul suspect.

Philippe Jaenada fait donc le déplacement jusqu'au château et nous embarque avec lui dans cette enquête de fourmi. Évidemment, mon enthousiasme est lié au fait que Georges était archiviste, ouvertement contre les nazis bien que travaillant pour le régime de Vichy. Je ne pouvais qu'aimer ! On découvre l'importance des archives et un peu l'action de certains archivistes pour conserver, cacher, ne pas détruire les preuves et les dossiers accablants. On découvre la vie de Georges, d'Henri, d'Amélie, la vie avant et pendant la guerre, le rôle des archivistes en 2016 dans les recherches pour aider l'auteur dans son enquête. Henri n'était clairement pas la personne décrite dans les médias.

L'écriture est très très dense, ça se voit sur les pages. Les chapitres étant très longs, je ne pouvais pas me coucher à la fin d'un chapitre et il m'a fallu chaque soir remonter de quelques pages pour retrouver le fil. ça ne m'a ni gênée ni découragée tant j'ai aimé l'écriture (une découverte) du roman, son enquête détaillée qui ne laisse aucun élément de côté, les descriptions...rien.

Je ne vous dirais pas qui est le tueur pour lui, je laisse cette découverte à celles qui braveront ce pavé vraiment intéressant. Le livre est en tête de gondole partout, c'est parfaitement justifié !

Je comprends celles qui ne tenteront pas. Mais grand bien vous fasse si vous essayez ! Il est pour moi un incontournable de cette rentrée littéraire, et très très différent de ce qu'on a l'habitude de lire.

Vous pouvez lire la très bonne critique de Sophie sur ce livre également.

A LIRE !

lire2

 

<= PS : avez-vous vu qu'en bas de la colonne de gauche, vous pouvez à présent voir quel livre occupe ma table de chevet, ainsi que les tricots en cours ? Je mets à jour la pagination pratiquement chaque matin, et chaque lundi pour la photo des tricots.

<= Qui s'en était rendue compte ?

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