19 juillet 2017

Le gardien des choses perdues

Mi-juin, j'ai eu la chance d'aller à la présentation de la sélection de livres pour l'automne. 10 livres. De la citronnade, des gâteaux, des gens bienveillants...encore un très joli moment.

Je suis repartie avec ce livre :

350 pages

350 pages, paru en février 2017

Un petit roman savoureux, léger mais intense, qu'on a envie de lire en buvant "la bonne petite tasse de thé" (il va falloir le lire pour comprendre ce que je viens d'écrire !).

Plusieurs destins se croisent dans cette histoire très british. Il y a Anthony, un vieux monsieur qui vit seul dans sa maison appelée "Pandua". Rien que le nom donne envie de pousser la porte pour y aller ! Il n'a jamais réussi à se marier avec la femme de sa vie, qui décède subitement juste avant le mariage. Peu avant son décès, elle lui avait donné une médaille, SA médaille, et il l'a perdue en courant vers l'hôpital. Il ne se remet jamais de la perte de sa fiancée, ni de la perte de sa médaille. Alors il récolte toute sa vie les petites choses qu'il trouve en se promenant. Il les étiquette et les stocke, espérant retrouver les personnes à qui ces objets manquent forcément. Tout est soigneusement rangé dans son bureau. Un jour, il passe une annonce pour recruter une sorte de secrétaire et Laura rentre dans sa vie.

Elle est toute cabossée Laura, sortant d'un mauvais mariage, avec un mauvais mari. Rentrer dans Pandua va changer son existence. Pour chaque objet, Anthony rédige une nouvelle racontant l'histoire de cette petite chose et pourquoi, selon lui, elle a été perdue. Laura est chargée, entre autre, de taper et mettre au propre toutes les nouvelles.

Et puis Anthony décède, laissant Laura à la tête de Pandua, avec une mission : retrouver les propriétaires de toutes les choses perdues, un travail colossal. Mais Laura ne sera pas seule...

Parallèlement, on suit l'histoire d'Eunice, qui commence elle aussi comme secrétaire à tout faire avec Bomber, qui entre dans sa famille mais ne se mariera jamais avec lui malgré son immense amour pour cet homme. Je ne vous dis pas pourquoi, vous le découvrirez.

Evidemment les destins vont se croiser et.....

Mais non, je ne vais pas plus loin, j'en ai déjà dit beaucoup....et si peu !

A vous de lire ce petit bijou d'une extrême finesse et délicatesse !

A LIRE ABSOLUMENT !

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11 juillet 2017

Le temps de Lilas

Après "Ce que je peux te dire d'elles" et "Si j'ai bonne mémoire", Anne Icart clôt ici cette si belle saga :

306 pages

306 pages. Avril 2017

Quel bonheur de retrouver la tribu Balaguère ! Je dois avouer qu'il m'a fallu quelques chapitres avant d'être vraiment à l'aise et de re-situer chaque personnage, mais après, ça a vraiment été du bonheur ! Aucune déception pour ce dernier tome, l'écriture si entrainante est toujours présente.

Garance se découvre enceinte alors que son amant marié vient de la quitter pour la énième fois. Elle tait cette grossesse à toute la tribu, ne sachant pas si elle garde ou non ce bébé inattendu.

Parallèlement, Blanche a des absences, des oublis, des paralysies qui mettent la tribu en alerte ; toutes se soudent autour d'elle pour qu'elle consulte, pour qu'elle se préserve, pour savoir si c'est ou non une maladie grave.

Violette voit son couple se dissoudre. Raphaël ne parvient pas à trouver sa place dans la tribu Balaguère. Il n'y arrive plus et elle ne le voit que lorsqu'il est trop tard et qu'il part en Chine....

Bref, tout est là sans déception, avec le même bonheur de rentrer dans une tribu bienveillante, avec en prime la couture, la création, les petites mains qui s'activent.

Si vous avez lu et aimé les deux premiers tomes, allez y les yeux fermés.

Si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes, cette saga est parfaite pour l'été !

A LIRE !

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05 juillet 2017

La femme du gardien de zoo

Gérard Collard en avait fait une très belle critique. J'avais noté. Mais une histoire pas gaie avec des animaux....je freinais. Je suis sensible, c'est comme ça. Et puis je suis tombée dessus à la bibli ....j'ai eu envie de tenter. J'ai bien fait :

350 pages

350 pages. Paru en janvier 2016 (existe peut-être en poche ?)

On n'est pas du tout dans le feel good avec ce roman. Enfin "roman", on peut quasi parler de documentaire tellement le travail a été riche et qu'on le sent. Vraiment, je freinais très fort. Je l'ai ouvert en me disant que si c'était trop dur, je le refermais et voilà.

Et puis on se laisse embarquer dans ce roman très précis où j'ai beaucoup, mais alors beaucoup appris.

Antonina est la femme de Jan, le gardien du zoo de Varsovie. Toute leur vie, toute leur maison tourne autour des animaux. Ils en ont dans le zoo, certes, mais aussi plein chez eux, et de tout. Ils s'occupent des petits dont les mamans ne veulent pas, des petits qu'on leur apporte. La vie est gaie et chaleureuse. Antonina donne naissance à un petit garçon qu'ils appellent "Rys" (le lynx) et qui s'épanouit complètement au milieu de toute cette faune.

Et puis 1939 arrive. Et la guerre, et la chasse aux juifs dans cette ville particulièrement touchée, au centre de toute la folie nazie. Comme rien n'est mieux caché que quand il est dans la lumière, Antonina et Jan mettent à profit leur position stratégique pour sauver des dizaines de juifs, en recueillir ponctuellement ou plus longtemps, sous le nez des nazis qui ne se douteront jamais de ce qui se passe devant eux. Avec évidemment la peur et des angoisses immenses, qui marqueront Rys à jamais malgré son jeune âge.

On apprend beaucoup donc, sur ce qui s'est passé dans cette ville, sur tout ce qui a concerné les zoo pendant la guerre également et dont on parle rarement, voire jamais. Et pourtant, profitant de leur pouvoir, les hauts dignitaires nazis ont un rêve fou : faire revivre des espèces disparues, mettant des moyens considérables dans cette quête. Et alors qu'ils pratiqueront des expériences horribles sur les juifs, sans anesthésie, ils prennent soin de ne jamais faire souffrir les animaux....

On comprend aussi que les premiers ghettos étaient plutôt perméables mais que les gens n'imaginaient pas une seconde qu'en y restant ils mourraient. Ceux qui ont eu la lucidité de voir ce qui se passait ont pu avoir la vie sauve. On apprend que beaucoup plus de polonais que ce qu'on pense ont pris des risques considérables pour sauver des inconnus. L'auteure aborde la résistance polinaise, le réseau, les risques.

Antonina et Jan sont des Justes qui n'ont jamais voulu être reconnus comme tels. Ils ont fait ce qui leur semblait normal, ce qui était en accord avec leurs valeurs et leurs convictions. Pas question pour eux d'accepter l'inacceptable. Le doux Jan devra prendre sur lui et jouer le rôle d'un homme froid et autoritaire pour sauver ses amis. Et toujours, gravitant autour et avec eux, des animaux, certes de moins en moins exotiques, mais présents et aux comportements étonnants. Un lapin peut apprendre des tas de choses avec le temps et la patience !

Le vrai sacrifié est le petit Rys, qui va vivre une enfance hors norme et sera obligé de laisser partir ou de voir mourir ses amis cachés dans la maison, comme ses amis les animaux. Il grandit dans la peur constante et les silences obligatoires, malgré tout ce qu'Antonina fait pour tenter de le protéger.

Petit plus non négligeable en ce qui me concerne : on y parle souvent des archivistes et de ce qu'ils ont fait pendant la guerre, dès qu'ils ont pris conscience que leur rôle pouvait avoir beaucoup d'importance. Ils ont pris des risques pour collecter et cacher les témoignages des personnes enfermées dans le ghetto...dans des bidons de lait. Ils avaient compris ce qu'on a oublié aujourd'hui : il est important de conserver des traces, les histoires du présent, pour les transmettre dans le futur.

J'ai vraiment beaucoup appris avec ce roman, Gérard Collard avait raison !

A LIRE pour la culture générale !

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27 juin 2017

Entre mes doigts coule le sable

Vous allez dire "encore" mais.....j'ai adoré !

297 pages

297 pages. Paru en mai 2017

J'avais beaucoup aimé le premier roman de cette auteure : "Les yeux couleur de pluie"

Il s'agit de la suite. Donc si vous n'avez pas lu le premier, il ne faut pas commencer par celui-ci.

On retrouve Marie-Lou et Matthieu dans leurs études de médecine. Il est en neurochirurgie, elle passe en psychiatrie. Leurs emplois du temps rendent leur vie plutôt compliquée mais ils essaient de tout mener de front. Et puis la maman de Matthieu devient la patiente de Marie-Lou, ce que Matthieu n'accepte pas. Parallèlement leur ami Jo a de gros soucis de santé, liés à l'alcool. Entre tout ça, ils ont du mal à réussir à marcher ensemble. Leur couple vacille, ils se perdent. On découvre le monde de la psychiatrie du côté des soignants, de la patience, de la recherche de solutions, mais aussi du côté de la détresse extrême.

L'écriture est très forte et très "vivante". L'auteure sait nous transmettre des odeurs et des sensations, et c'est un exploit ! On est très vite embarqué dans cette jolie histoire qui sent bon les embruns. Les mots sont précis, l'histoire nous entraine et j'ai enchainé les chapitres très vite pour connaître le dénouement : vont-ils faire la paix et vivre ensemble ? Parce que nous, on sait, on avait compris qu'ils sont faits pour s'aimer hein ! Parfois l'auteure ne va pas dans la direction qu'on voudrait. Alors ? Vont-ils se trouver ? Viiiiiiiiiite allez lire ce très joli roman réussi, qui se passe dans le Finistère ! Je ne vais tout de même pas tout vous raconter non plus !

La fin laisse présager un troisième tome : chouette !

A LIRE !

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17 juin 2017

Minute, papillon !

Un livre très vite lu :

272 pages

272 pages. Paru en avril 2017

Vite lu mais....bof, je ne sais pas. Lecture "trop facile" et c'est dommage. Les livres feel good doivent aussi être bien écrits. Ce n'est pas parce qu'on est dans la littérature "simple" que ça doit être "simpliste". Bref.

Je l'ai lu, je suis allée jusqu'au bout, mais je suis restée déçue jusqu'à la fin. Ce livre ferait certainement une jolie comédie télévisée.

Rose a 36 ans. Elle est tombée enceinte à 17 ans et a dû abandonner ses rêves d'études d'infirmière. En très peu de temps, elle perd son père, son boulot de nounou, et son fils quitte la maison à 18 ans pour aller vivre avec une jeune fille qu'elle ne connait pas. Il a décidé de couper les ponts avec sa mère tant qu'elle ne lui donnera pas le nom de son père, qu'elle a toujours caché.

Rose se retrouve alors seule et devient dame de compagnie....pour chien. La maîtresse du chien est une femme immonde, qui paye Rose pour s'occuper du loulou de Poméranie et pas de sa propre mère qui vit avec elle et aurait elle aussi besoin de compagnie. Colette est une dame un peu déjantée, qui ne sort plus du tout de chez elle.

Evidemment la vie de Rose va changer, elle va faire les bonnes rencontres et tout se termine avec la petite musique qui va bien....presque gnangnan pour le coup...aucune surprise, aucun rebondissement, on comprend vite vers quelle fin le roman se dirige...trop vite.

Un raté donc, il faut être honnête. Et pourtant, la pub pour ce livre est super présente !

A lire si vous cherchez un roman facile et rapide, pas prise de tête. (ah ça....)

....mais seulement pour cette raison, sinon la déception sera là !

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11 juin 2017

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie

J'ai adoré, dévoré en 2 jours ! (ne râlez pas, ce n'est pas de ma faute si en ce moment je tombe dans les livres : ils sont bons !)

464 pages

464 pages. Paru en mai 2017

Je suis tombée dedans comme on tombe dans un sorbet sous la canicule !

Pauline vient de se séparer de son mari Ben. Ils ont un petit garçon de 4 ans. Elle est revenue chez ses parents avec lui, bien que ses relations avec sa mère soient un peu compliquées. Mais sa mère fait énormément d'efforts pour que tout se passe bien.

Sauf que Pauline fait un déni complet : oui, Ben lui a dit qu'il ne l'aimait plus, mais ce n'est pas grave, il va revenir, il va forcément revenir ! Elle décide de lui écrire ses souvenirs, un à un, jusqu'à l'été. ça ne peut que le faire changer d'avis, revenir hein.

Elle refuse de voir les mains tendues pour l'aider, elle garde ses oeillères et n'a que cette idée en tête : elle va lui faire comprendre qu'il a tort, qu'il l'aime encore, en ravivant ses souvenirs.

Coincée dans son déni, Pauline fait un burn-out au travail (j'avoue, j'ai ri). Elle est mise d'office en arrêt maladie, doit voir un psy, part en vacances forcées avec sa famille.....

L'écriture est d'une finesse et d'une sensibilité qui ne peut que toucher le lecteur (enfin la lectrice, il faut être honnête). Parce que petit à petit on avance dans le roman en découvrant les vraies raisons de tout ce qui est arrivé. Et l'écriture est magnifique, il faut le souligner, le dire. S'il y a énormément d'humour dans ces pages, de légèreté, on n'oublie pas le réel et les sentiments. Loin de partir dans la facilité, il y a ici un véritable travail de fond et on le sent. On sent l'application, le besoin de trouver les mots justes, les mots qui percutent, et ça marche. On sent que Virginie Grimaldi n'a pas choisi la facilité mais est revenue souvent sur ses écrits pour les améliorer, trouver les mots, en rajouter. On commence dans la légèreté pour avancer dans des sujets très forts et très sérieux.

Un livre sur la vraie vie, qui parle aussi de la résilience et du feel good.

Un livre qui fait du bien, à dévorer en quelques heures en s'attachant aux personnages (le frère est assez exceptionnel !) et à cette histoire touchante.

Bref, vous l'avez compris : A LIRE !!!!

Ne passez pas à côté !

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07 juin 2017

Miss Cyclone

Mais quel livre !!!! Gérard Collard en avait dit beaucoup de bien, Sophie aussi, et pourtant je n'étais pas super emballée. J'ai tout de même pris le temps de le réserver à la bibli....je l'ai dévoré en 3 jours !

mars 2017

Paru en mars 2017. 342 pages

Vous vous rappelez de cette auteure ? Mais siiiiiiii, elle a écrit "La drôle de vie de Zelda Zonk" !

Bon et bien là, allez savoir pourquoi, je n'étais pô emballée. Les prénoms June et Angela..... Oui, bof.

Une fête foraine à New-York..... Mouais.

Et puis je l'ai ouvert. Et je suis tombée dedans comme on peut tomber sans relever le nez dans un bon dessert ! Si si ! (oui, toujours ce rapport pourtant non obsessionnel avec la nourriture sucrée....allez comprendre ! Ceci dit je suis sûre que l'image parle à beaucoup !)

June est blonde, petite, fine, a un caractère fort, une famille riche. Angela est brune, a des origines italiennes, vit seule avec sa mère. Elles ont 16 ans et la vie devant elles. June veut s'éclater, profiter de la vie. Angela, elle, a déjà (!) une vie toute tracée. Elle va se marier avec Nick, son voisin de pallier, qu'elle connait depuis toujours. C'est comme ça. A 16 ans, sa vie est faite ! Évidemment on est consterné pour elle.

On suit les deux amies à 4 moments-clés de leur vie : 1980 et l'assassinat de John Lennon, moment clé à partir duquel toute leur vie va se jouer ; 1991 et une tempête terrible ; 1998 et le scandale Clinton et enfin 2001 et les attentats à New-York. Il ne s'agit pas seulement de l'histoire de deux, femmes, mais aussi de leur mari, Nick et Adam, et de ce drôle de quatuor qui se croise, s'affronte en permanence et s'aime. Une vie entière, quatre vies entières qui se déroulent le temps d'une lecture et dont on n'arrive absolument pas à se détacher. Les personnages sont forts, les moments très bien choisis, on est vraiment embarqué dans ce roman jusqu'à la dernière page.

Foncez sans hésiter une micro-seconde dans ce roman à l'écriture remarquable, dans lequel on tombe sans même s'en rendre compte. Vous savez, il fait partie de ces livres qu'on a autant envie de dévorer que de lire lentement pour qu'ils durent plus lontemps ! Un livre qu'on voudrait lire d'une traite (mais c'est pô possible !) et refermer après chaque chapitre en même temps. Vous voyez de quoi je parle ? Hein ? Mais siiiiiiiiiiiii ! Et vous êtes encore là ? course

BONNE LECTURE !

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03 juin 2017

Quand je serai partie

J'ai beaucoup aimé :

438 pages

438 pages. Paru en février 2017

Ne vous laissez pas rebuter par ce que je vais dire : il s'agit d'un bon roman sur la résilience, le deuil et la vie qui reprend.

Natalie vient de décéder d'un cancer. Pourtant son mari reçoit presque chaque jour une lettre d'elle, la première le jour de l'enterrement. Elle lui apprend à vivre sans elle, à s'organiser...à reprendre le cours de la vie. Qui envoie ces lettres ? Pourquoi ?

Et Luke s'accroche (trop) à ces lettres et oublie de vivre. Heureusement, il est entouré par les amies de sa femme. Annie la meilleure amie de Natalie, qui s'occupe du petit dernier de 3 ans en manque de maman notamment. Il y a aussi une étudiante, Stessie, que Natalie fait entrer dans la vie de Luke.

Petit à petit, lettre après lettre, Natalie révèle des secrets, de plus en plus lourds, amenant Luke à remettre en cause son mariage, la vie qu'il a eue....et sa femme. La connaissait-il vraiment ?

Le temps qui passe apaise tout et Luke sort doucement de son brouillard, regardant autour de lui, reprenant pied dans la vie, mais il va lui falloir faire le point sur son mariage à cause des lettres.

J'ai vraiment aimé ce livre, qui prouve qu'avec le temps, on peut se remettre de tout.

A LIRE !!!

 

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28 mai 2017

Le dernier salaire

Je n'y allais pas pour ça, à la bibli, mais je suis revenue avec :

2016

Paru en 2016. 221 pages.

Margaux, après une vie professionnelle un peu chaotique, passée à suivre les mutations de son mari (ah ? tiens ?), a trouvé un CDI et se plait énormément dans son poste d'assistante de direction. Sauf qu'à 48 ans, elle se fait éjecter, mal, sans prime de départ. Mal.

Ah ? tiens ?

Elle se défonce pour retrouver un poste, ayant d'abord l'espoir d'un CDI, puis d'un CDD, puis de n'importe quoi. Ah ? tiens ?

Elle raconte la descente lente et terrible, la peur au ventre, le stress terrible et quotidien, le regard des autres, le sentiment d'inutilité puis de honte. Et personne pour comprendre que tu te défonces mais que ça ne marche pas. Que quoi ne marche pas ? Les démarches ? Le marché de l'emploi ? L'âge ? Mais comment faire ?

Elle y raconte aussi très bien comme on devient aux yeux des autres corvéable à merci. Et se taire.

Et les ateliers pôle emploi qui ne mènent à rien, et comme on fait tout ce qu'on nous demande dans l'espoir de et jamais rien au bout. Ce n'est pas une question de diplôme, ce n'est pas une question de compétences, mais alors quoi ? Comment font les autres ?

Elle y raconte les demandes d'immersion en entreprise (gratuites donc), les demandes de te mettre en "auto-entrepreneur" (ben voyons, qu'est-ce que j'ai pu l'entendre ça ! "Et pourquoi pas un statut d'auto-entrepreneur ?" Ben oui pourquoi pas ? Parce que je vois bien que ce serait une descente de plus ?). Elle y raconte certaines bienveillances à laquelle on ne s'attend tellement plus que ça semble bizarre.

Elle y raconte une société actuelle où ceux qui ont la chance d'avoir un boulot s'y accrochent de façon désespérée et compréhensible, mais que cela nuit fortement à ceux qui essaient de décrocher un emploi.

Elle y raconte un quotidien dans lequel je me suis reconnue, les fausses promesses (ah ça ! Je crois que je vais finir par les noter pour avoir une trace), les lettres restées sans réponse, les ateliers pôle emploi où on t'apprend à refaire 20 fois de 20 façons différentes ton cv, ta lettre de motivation et ça ne change rien !

La seule différence entre nous, c'est que j'ai arrêté ma mission en fin de contrat à cause de la distance. 120km/jour, je n'en pouvais plus. Mais personne ne l'a compris, et pourtant, qui est partant pour faire 120km/jour pour être payé au smic ? Je l'ai fait parce que j'avais des collègues adorables et que j'aime mon métier. Mais au bout de 2 ans, l'usure était là.

C'est la seule différence. Je passe des heures chaque jour à chercher, j'ai passé une cinquantaine d'heures sur mon cv, j'ai suivi les ateliers sur les lettres de motivation, la façon de bien répondre à une annonce, construire son profil pro sur les réseaux sociaux, les bons sites sur lesquels être présent, "booster sa recherche d'emploi" (hum il est où le booster ?).

Et la nécessité de voir les copines, de passer une heure avec elles, de rire, de sourire, de vivre avec cette peur terrible et quotidienne du "il faut que je trouve", la boule au ventre.

"Il faut faire marcher son réseau". Ah la bonne blague. Je n'ai pas de réseau et quand bien même, je n'oserai pas.

"Il faut se vendre". Je ne suis pas commerciale. Je suis dans la culture et la culture n'est pas compatible avec le commerce, avec un rendement.

"Il faut suivre les ateliers". J'ai fait, suivi, m'énervant contre le contenu qui me rendait dingue.

Et le regard des autres. Qu'on le veuille ou non. Et le ras le bol de la précarité, qu'on est des millions, de tout âge et de tout niveau, à subir. J'admire ceux qui s'en sortent, relèvent le nez et je cherche comment ils ont fait. Souvent c'est un hasard, un coup de chance, un peu comme une vente du Bon Coin : la bonne personne au bon moment.

Je n'ai jamais eu de chance aux jeux, ceci explique cela ?

Le marché du travail a changé. Ah. Alors comment fait-on pour s'y adapter ? Pourquoi n'a-t-on pas d'atelier là-dessus ?

"Se mettre en adéquation avec le marché". Tiens c'est drôle mais je ne demande que ça : j'ai des compétences (évidemment j'ai suivi aussi l'atelier "trouver ses compétences tranversales" hein) que je peux certainement utiliser ailleurs. Alors j'ai fait un bilan de compétences pour savoir quoi. Conclusion : "Vous êtes une très bonne archiviste". Je n'ai pas besoin de bilan pour ça, je le sais. Je voulais savoir quoi faire d'autre puisque je ne trouve pas de poste....encore du temps, encore de l'énergie, partis en fumée.

Bref, toi, lectrice/teur, si tu as la solution pour m'aider, je prends. Oh je ne suis pas chère. Au bout d'un moment hein, on oublie sa valeur, on garde en revanche son envie, son besoin de travailler, d'être reconnue comme apportant quelque chose....Bref, si tu connais quelqu'un qui connait quelqu'un, qui aurait besoin de moi, je suis là !

Je ne parlerai plus de ce sujet ici, mais il me semblait important de le faire. Non je ne reste pas à la maison à tricoter ou coudre. Je cherche du travail plusieurs heures par jour, activement, gardant une motivation continue malgré le temps qui passe. Un jour moi aussi, je trouverai ma bonne annonce et je ferai LA rencontre. On peut rêver non ? Quand il ne reste plus grand-chose, l'espoir reste un moteur.

Ce livre est rassurant et angoissant. Je ne suis pas seule, je ne fais pas les choses de travers. Mais nous sommes des millions et la priorité est donnée aux "précaires". Ah oui, il y a ça aussi : quand tu es autonome dans tes recherches, personne ne t'aide....

Bref, je garde espoir, c'est important trèfle

bisous1

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22 mai 2017

Au secours j'ai 40 ans !

Je l'avais sur ma liste depuis sa sortie. Mais je ne le trouvais pas en bibli, ni en occasion. Et puis un jour, je suis tombée dessus...chez Noz. Comme quoi !

224 pages

224 pages, paru en 2015

J'ai adoré le ton léger mais qui aborde des tonnes de sujets qui nous concernent, les quadras ! L'humour est présent à chaque chapitre, et on touche à tout ! Le couple, le divorce, les enfants, le boulot, la santé....

Tout est là mais en souriant, voire en rigolant franchement !

A 40 ans on n'est PAS vieille d'accord ? NonNon01

Je suis capable de profiter d'un bon moment, de rigoler, de faire l'andouille.....de ne pas vieillir !

Je voulais le lire depuis longtemps et je n'ai pas été déçue. Comme tous les livres que j'achète ou qu'on m'offre, je l'envoie à quelqu'un pour qu'elle en profite. J'ai choisi mon amie Ninie, qui a exactement 40 ans et quelques, comme moi !

A toi de le lire et de le passer à qui tu veux Ninie !

A lire pour l'humour, le ton, toussa toussa !!!

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