27 février 2018

Bilan de février

Ce mois-ci j'ai tricoté :

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En février j'ai (beaucoup !) lu :

400 pages Août 2017

Sept 2017 Janvier 2018

Janvier 2018

Ce mois-ci j'ai cousu :

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Un mois un peu plus court, forcément, un mois vite passé, qui nous rapproche du printemps ! Je suis étonnée de mon rythme de lecture, je ne m'en rends pas compte et pourtant, ça fait plus d'un livre par semaine.

bisous1

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25 février 2018

Les loyautés

On tombe très vite dans ce court roman :

Janvier 2018

208 pages, paru en janvier 2018

Il s'agit d'un roman principalement à 2 voix : Théo, 12 ans 1/2, et sa prof de SVT Hélène. Autour d'eux, on entend aussi la parole de Mathis, le meilleur ami de Théo, et de la maman de Mathis, Cécile.

Hélène sait, comprend que Théo ne va pas bien. Ancienne enfant battue, elle est persuadée que Théo est maltraité.

C'est presque ça. Théo et Mathis ont trouvé un endroit, une super cachette dans la collège, dans laquelle ils se réfugient pour boire. Si Théo est totalement seul, coincé entre ses 2 parents divorcés, Mathis a une maman qui s'alerte et voit que son fils boit. Hélène aussi est alertée, fait convoquer Théo à l'infirmerie, en vain.

Les chapitres sont à la 3è personne, sauf les chapitres où Hélène parle, où elle dit "je".

On comprend que la situation ne va pas s'arranger, qu'au contraire, tout se dégrade pour Théo, entre un père qui dégringole physiquement et qui lâche moralement, et une mère qui n'a toujours pas accepté le divorce et en veut quasiment à Théo....

De son côté, Cécile découvre avec horreur le côté caché de son mari et doit vivre avec ce secret, tout en essayant de rester vigilante pour Mathis et de le sortir de là.

On s'attache aux personnages, on voudrait que tout aille positivement pour eux, que tout arrête de partir en vrille, il suffirait qu'ils parlent, que chacun parle à l'autre, mais.....

Les loyautés, parce qu'il s'agit des histoires de sermens tacites : loyauté d'Hélène envers un élève qu'elle sent en souffrance, quitte à se mettre ses collègues et sa hiérarchie à dos, loyauté de Cécile envers son monstrueux mari, loyauté de Théo envers chacun de ses parents. On parle aussi de la violence dingue et de la haine anonyme des réseaux sociaux. Beaucoup de sujets abordés et creusés dans 200 pages !

A lire parce que c'est un roman terriblement actuel, qui évoque des sujets du quotidien. J'ai été d'autant plus happée que Gabriel a l'âge de Théo et Mathis. A lire si vous êtes enseignant, pour comprendre que votre 6è sens, la petite voix qui dit que quelque chose ne va pas est toujours à écouter avec attention....A LIRE !

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23 février 2018

Pyjama

Avec mon traitement, je dégouline la nuit. C'est affreusement désagréable, et en plus, ça "grille" mes pyjamas. J'ai donc dû chercher du pilou. Le pyjama que j'avais venait de chez Bretagne Tissus. Un pilou superbe, doux, hyper agréable, chaud....mais il n'y en avait évidemment plus, ou pas en 100% coton. Et il n'est pas question de ne pas prendre de coton pour dormir.

Je n'ai rien trouvé chez Écolaines, rien chez Myrtille. Je suis donc allée chez Mondial Tissus, pendant les soldes. ça faisait longtemps parce que c'est un peu plus loin pour moi.

J'ai trouvé du pilou, mais pas super doux. Je l'ai pris malgré tout. A 50%, ça aide.

J'ai utilisé le patron de la Pétula de Citronille pour le haut et un patron maison pour le bas. Là aussi, entre l'achat et la couture terminée, il s'est passé des semaines. Tant pis, l'essentiel est d'arriver au bout hein ?

Je le trouvais rèche, un peu cartonné. J'espérais que ce soit de l'apprêt qui partirait au lavage. J'ai lavé le coupon, cousu, relavé....il n'aura jamais la douceur du pilou de Bretagne tissus. Tant pis ! Si vous savez où je peux trouver du pilou très doux et chaud, dites-le moi !

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La vraie couleur est celle-ci :

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Pardon pour la luminosité absente en ces journées grises ! Je vous épargne les photos du pyjama porté, on s'en fiche un peu hein !

Bref, si vous savez où je peux trouver du pilou tout doux qui ne coûte pas un bras (une jambe, un rein....) ça m'intéresse !

bisous1

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21 février 2018

Atelier "booster sa recherche d'emploi" : "Moi, Daniel Blake".....

L'année dernière je me suis inscrite à un atelier "booster sa recherche d'emploi pour les seniors". Une après-midi par semaine pendant 4 mois. Une quinzaine de participants, de jolies rencontres heureusement.

Bon, déjà, senior, que tu le veuilles ou non, que tu y sois ou non, c'est une grosse claque. Même si je n'avais pas atteint la fameuse limite des 45 ans.

Dans cet atelier, j'ai trouvé que nous faisions le grand écart. Ou des réalisations franchement utiles comme refaire son CV d'une façon très originale et personnelle, (qui m'a beaucoup servie, où j'ai beaucoup appris), ou comme savoir répondre de façon constructive aux questions-piège en entretien genre "quel est votre principal défaut ?", mais aussi....regarder des vidéos ne présentant pas d'intérêt majeur, corriger des fautes d'orthographe dans un texte (???), "travailler sur soi" (ouh le sujet casse-g***** !). Parce que bon, regarder des vidéos sur Youtube, je peux le faire de la maison, avec des liens qui nous auraient été donnés par mail. Mais j'y suis allée chaque fois de bon coeur, pour apprendre, pour trouver du boulot, sortir de la maison aussi, faire des rencontres. Je suis souvent ressortie consternée, je l'avoue, avec le sentiment d'être la seule à trouver profondément anormal ce que nous faisions à ce moment-là.

Je suis une "bonne élève", je fonctionne comme ça. Je fais toujours de bon coeur ce qu'on me demande de faire, quand je comprends à quoi ça sert, comment ça va me faire avancer, le but de l'atelier. J'ai râlé tout de même plusieurs fois franchement (et je me suis sentie bien seule !), même si à ce moment-là je passais pour la tête de mule, celle qui refuse de faire ce qu'on lui demande, la mauvaise élève. Pourtant, j'étais la seule à faire la totalité des "devoirs" qu'on nous demandait de réaliser d'un atelier à l'autre, parce que je reste constamment de bonne volonté et que j'ai envie de trouver du travail....

Nous avons fini en beauté avec "Moi, Daniel Blake" et je suis ressortie ...

Han

....de cet atelier

Alors parlons de ce film, palme d'or à Cannes, ouééééééé....

Daniel Black

Ce n'est pas un mauvais film, mais je suis ressortie de là consternée, totalement.

Daniel Blake, 59 ans, a subitement un grave problème cardiaque. Son médecin lui interdit de travailler, il pourrait en mourir. Il tombe alors dans un système qui lui était jusque-là inconnu : le pôle emploi version britannique (job center), l'aide sociale. Au job center, tout part en vrille. Pour toucher son salaire en étant en arrêt maladie, on lui demande...de chercher du travail. Et en Angleterre, ça ne rigole pas hein ! Il doit chercher 8h par jour et PROUVER qu'il cherche du travail par des photos, des témoignages écrits de gens chez qui il va postuler, sachant qu'il lui est impossible de travailler. Très logique tout ça ! Mais malheureusement très réaliste.

Au cours d'un de ses rendez-vous incohérents, il fait la connaissance de Katie, jeune mère célibataire de deux enfants. Pour ne pas être placée en foyer, elle a dû accepter un logement à 450km de sa famille. Là aussi, on marche sur la tête...

Daniel et Katie vont se trouver et tenter de s'entraider avec leurs faibles moyens, dans un système complètement aberrant...

Ce n'est pas un mauvais film, loin de là.

Mais quelle clotûre d'atelier !!!!! Les 2/3 des participants étaient en larmes à la fin du film ! Je les regardais pleurer, atterrée....

Quel intérêt de faire pleurer des gens qui cherchent du travail ? Nous montrer qu'on a de la chance ? Que c'est pire ailleurs ? Et quoi ????? ça va nous prouver quoi ? ça va nous aider en quoi ????? Quel intérêt de regarder un film en atelier de recherche d'emploi ???

Tu veux regarder un bon film ? tu peux ....mais Daniel Blake, comment dire....le regarder quand on a le moral, c'est finir en pleurant. Le regarder quand on a un coup de mou est une véritable erreur ! Alors le regarder au cours d'un atelier qui s'appelle "Booster sa recherche d'emploi"....c'est une grosse blague non ?

En plus, à la fin du film, naïvement, je me suis dit qu'on allait peut-être en débattre, en parler, faire un comparatif des systèmes français et britannique ? Je suis rapidement partie aux toilettes et quand je suis revenue, tout le monde était parti ! Incroyable ! On a terminé l'atelier comme ça, en larmes, le moral au fond des chaussettes  (tricotées main ou pas, ha ha !) pour beaucoup !

J'en ai beaucoup parlé après, ne comprenant pas le sens (mais y en avait-il ?) de ce qui s'était passé. J'ai besoin de comprendre, j'ai besoin que les choses qu'on me fait faire aient un sens, une logique, qu'elles servent à quelque chose. Plusieurs mois plus tard, je trouve toujours cette séance aussi inutile qu'idiote, une fin bâclée, sans intérêt, incompréhensible.

Et qu'on ne vienne pas me dire qu'on ne cherche pas de travail ! Là encore, tout comme au centre anti-douleurs, le système est d'une absurdité extraordinaire ! Mais j'ai fait mes devoirs, je n'ai raté aucun atelier, j'ai participé. Et si parfois j'ai pu passer pour une "rebelle", c'était juste que ce qu'on nous demandait n'avait aucun sens à mes yeux....

Avez-vous déjà connu ce genre d'expérience ? Saviez-vous que cela existait ?

Aujourd'hui j'en souris....parce qu'il y a plus grave dans la vie. Et surtout parce que j'ai eu la chance d'intégrer un groupe de recherche d'emploi hyper dynamique, chaleureux et solidaire...et ça change tout ! Je pense que j'en parlerai très prochainement clindoeil

A très vite ?

good luck

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19 février 2018

Couleurs de l'incendie

Oh quel bonheur ce tome 2 d'"Au-revoir là-haut" !!!!!

Janvier 2018

544 pages, paru en janvier 2018

On retrouve Madeleine, maman d'un petit Paul, 7 ans et le roman commence fort ! Le prestigieux Marcel Péricourt décède en 1927, laissant Madeleine orpheline et très seule. Le jour de l'enterrement, de façon totalement inexplicable, Paul se jette du second étage de la maison et atterrit sur le cercueil de son grand-père, laissant tout le monde sans voix.

Paul va rester paralysé suite à cette chute et la vie de Madeleine bascule. Non seulement elle s'en veut terriblement, mais elle doit se débrouiller seule, épaulée par Gustave Joncourt, le second de son père, qui prend tout en main et gère les affaires familiales, tout en n'ayant jamais réussi à accepter le refus de la demande mariage qu'il a fait à Madeleine. Elle avait d'abord accepté, puis a refusé, sans motif, sans que Gustave ne sache pourquoi. Cette rancoeur a un rôle très important dans la suite.

On retrouve aussi le frère de Marcel, Charles, et la lecture de la vie de ce personnage est certainement le moment le plus drôle du roman. Le pauvre n'est pas une lumière, mais il a deux filles, qui, il le découvre brusquement, sont laides, très laides, extrêmement moches. Il a tout essayé pour les améliorer et pouvoir les marier, en vain. Impossible de ne pas sourire en lisant les descriptions !

Petit Paul grandit. En fauteuil. Madeleine, à bout de fatigue, finit par embaucher une jeune polonaise extraordinaire, Vladi. Dans une envolée de gaité et de fraicheur, elle va sortir Paul de sa dépression, et l'aider à reprendre goût à la vie. Pourtant elle ne parle pas un mot de français, et a parfois des manières un peu brusques !

On retrouve aussi André Dupré, qui a un rôle important dans le tome 1 et qui est quasi absent du film. Il revient en force ici, avec un emploi qui le surprend lui-même !

J'ai découvert le monde de l'entre-deux-guerres, la corruption, la cupidité, la malchance dont Madeleine va devoir se sortir pour vivre, les tonnes de qualités qu'elle va devoir puiser au fond d'elle pour retrouver son statut perdu, pour se venger avec une grande intelligence. On assiste à la montée du nazisme, de l'intolérance, au crach de 1929 et à ses conséquences...tout un monde qu'au fond on connait peu et qui est vraiment bien décrit ici. Chaque soir il me tardait de retrouver ces personnages si forts et attachants. Il fait partie de ces romans pour lesquels on a très envie de les lire très vite, tout en freinant pour ne pas que ça se termine trop vite ! Vous voyez ce que je veux dire ?

J'ai adoré ce roman et j'attends le 3è tome avec une grande impatience ! Vite vite Monsieur Lemaître, ne tardez pas trop !!!

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17 février 2018

Tee-shirts pour mon anniversaire

Avec mes parents, pour mon anniversaire, j'ai eu : un jean, deux tee-shirts et deux pulls....oui d'accord, il va falloir que je les fasse moi-même, mais j'avoue que j'ai bien plus de joie à l'idée d'aller chercher des tissus et de la laine, que d'aller faire les magasins pour râlouiller (si si ce verbe existe, ça veut dire que je râle en farfouillant dans les vêtements, sur la qualité, la provenance, les finitions, les produits que je sens....bref, râlouiller quoi !) devant les présentoirs.

Une somme d'argent et hiiiiiiiii, je la transforme dans ma tête en "qu'est-ce que je vais coudre ??? Tricoter ? Quelle matière ??? Quelle couleur ?"

tres heureux <= si si dans ma tête ça fait ça rien qu'à l'idée !

Un jean, j'étais sûre. J'en ai besoin. J'ai eu un grand moment de plaisir en écumant Écolaines/Myrtille/ Toto/Bretagne tissus.

C'est finalement chez Myrtille que j'ai trouvé du jean avec élastane, et dans la foulée deux coupons de jersey de coton.

Parlons-en aujourd'hui, de ce jersey de coton !

J'ai choisi du bleu marine et du gris. Tristouille hein ? Oui....mais ça va avec tout. Je peux facilement les mettre sous un pull, un gilet. Donc raccord avec ma façon de m'habiller. J'ai lavé les trois coupons en rentrant et coupé très vite les deux tee-shirts. Parce que j'en avais besoin, et parce qu'un tee-shirt à la surjeteuse, ça se fait le temps d'un thé ! J'ai ressorti le patron du Plantain de Deer & Do (patron gratuit, ancienne version. Oui la nouvelle version me tente bien, mais rien qu'à l'idée d'imprimer/scotcher/couper....naaaaaaaaaannnn !)

A ce propos il faut que je vous parle d'une vidéo utile. Je suis les podcasts de Karoline Couture. J'aime bien. C'est avec une de ses vidéos que j'ai cousu les bouillottes sèches pour noël. Là aussi, le temps d'un thé, d'une infusion, de ce que vous voulez mais un temps court. Bref !

Elle a sorti une vidéo qui s'appelle "Les patrons et les tailles". Depuis le temps que je couds, je coupe toujours la même taille. Je prends en général un 40 à cause de ma poitrine, et j'adapte. Et là, un soir, je prends mon tricot et surtout je prends le temps de regarder la vidéo :

Une révélation ! Le lendemain, je prends mes mesures : 98 de tour de poitrine !!!! OMG ! 98 !!!! Mais d'où ça sort tous ces centimètres ? Ce n'est pas à moi, je le saurais !

OMG

Donc je vais penser ma couture de façon totalement différente à présent. Heureusement que cette vidéo m'a fait prendre conscience que je suis bien loin du 90 ! Comme quoi, on continue à apprendre en permanence, et c'est bien aussi ! Vraiment, prenez le temps de vous installer pour ces 40mn très instructives.

Donc j'ai coupé mes deux coupons et je les ai cousus très vite :

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Je me suis fait plaisir en piochant dans mes sacs de chutes de liberty achetés il y a 6 ans (ça ne nous rajeunit pas ma bonne dame !). ça ne se voit quasiment pas, ce n'est pas grave, moi je sais !

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Ils sont semblables dans la coupe, ce sont des jersey de coton, mais ils n'ont rien à voir et c'est très bien comme ça. Le bleu marine est plus épais, moins souple, le gris a un tombé de dingue. J'avais 2 coupons de 1m chacun, j'ai pu couper des manches 3/4 dans le gris, pas dans le bleu marine ! Comme quoi, ils ne se ressemblent pas et ça me va très bien !

Ce sont deux bons basiques, et seulement un morceau de mon cadeau d'anniversaire, hhhhiiiiiiiiiiiii  !!!! Encore un jean et deux pulls !

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 <==== Pssssssst, vous avez vu en bas de la colonne de gauche ?

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15 février 2018

Mes chaussettes Harry Potter

L'année dernière, avec Cécile, nous avions fait une commande commune chez les laines Biscotte. J'avais choisi deux écheveaux de laine à chaussettes : pensée bleue et chaudron baveur.

J'ai eu très envie de tricoter l'écheveau Chaudron Baveur, j'avoue beaucoup par curiosité ! Je n'ai pas été déçue. La laine est magnifique, douce et chaude, super agréable à tricoter !

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J'ai adoré voir le motif se monter, découvrir les couleurs :

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Ce sont de vraies chaussettes d'hiver, je les voulais donc très hautes :

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Je suis vraiment contente de les avoir tricotées, je les porte beaucoup !

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13 février 2018

Éléanore Oliphant va très bien

Ce roman fait partie des incontournables :

Sept 2017

Paru en septembre 2017. 432 pages.

Je l'ai eu complètement par hasard. Je suis allée rapporter un livre à la bibli, et ma bibliothécaire préférée m'a dit qu'elle venait de le terminer, qu'il était incroyable. Je l'ai pris mais j'avais encore la tête dans "Le presbytère" (que je ramenais).

Je l'ai commencé sans y croire et j'ai été happée, complètement. Happée par l'écriture, par l'histoire, et aussi parce que beaucoup de choses m'ont parlé dans ce livre. Et pourtant on commence le roman en trouvant que quelque chose cloche, qu'elle est drôlement bizarre cette héroïne....

Éléanore a 30 ans. Elle travaille depuis 9 ans chez Bob, où elle est comptable. Une comptable triste, qui fonctionne comme un robot. Elle fait son travail à la perfection, dans une solitude totale, moquée par ses collègues, qu'elle ne comprend pas, qui ne la comprennent pas non plus. Elle s'est forgée une carapace gigantesque sans s'en rendre compte. Tout est mécanique chez elle. Pas de sentiments, pas de contacts physiques, un robot.

Le vendredi soir elle achète de l'alcool fort et s'anesthésie tout le week-end, puis une nouvelle semaine strictement identique commence. Chaque mercredi soir, elle reçoit un appel de sa mère, qui l'insulte et la rabaisse.

Et puis un jour, Éléanore tombe amoureuse d'un musicien, par hasard. Elle en est sûre : c'est l'homme de sa vie. Commence alors une quête pour elle : tout faire pour le séduire. Elle va aller chez le coiffeur, s'acheter de nouveaux vêtements, un téléphone, un ordinateur, une révolution pour elle ! Elle apprend à maquiller la cicatrice qui lui barre une joue (d'où sort cette cicatrice ? On tourne les pages pour le découvrir !)

Sa vie va totalement changer, elle découvre des sentiments, des comportements, des attitudes qu'elle ignorait. Et cela change encore quand elle apporte son aide à un homme qui fait un malaise dans la rue, alors qu'elle venait de faire la connaissance de Raymond, un de ses collègues.

Peu à peu, avec beaucoup de patience et de tact, Raymond va la sortir de sa léthargie, la poussant à se révéler et aussi à chercher dans son passé une vie qu'elle a tout fait pour oublier, enterrer.....

J'ai trouvé ce roman incroyable. Au début j'ai pensé qu'Éléanore devait être une sorte d'autiste, avec un handicap. Petit à petit on apprend, on comprend. Un livre formidable sur la tolérance, la résilience, la différence, l'espoir, avec une écriture sans faille. Un livre qui commence avec une écriture qui interpelle, puis qui devient de plus en plus profond, avec un fond très intéressant et fort.

Vous pensiez que votre pile de livres à lire était déjà immense ? Vous ne pouvez pas passer à côté de celui-ci !!!!!

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A LIRE ABSOLUMENT !!!!

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Et si vous le lisez, donnez-moi votre avis !

Un immense merci à ma bibliothécaire, sans laquelle je serais passée à côté de ce petit bijou !!!! merci

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11 février 2018

Robe d'hiver

Je n'ai pas beaucoup de robe d'hiver. Pas parce que je n'aime pas en porter, mais parce que je peine à trouver du tissu. J'en ai eu longtemps en velours. C'est bien, c'est chaud mais un enfer à glisser sous un gilet ou sous une veste ! Les manches remontent, accrochent le gilet, le pull, la veste....très vite ça me gave.

Alors je suis allée demander conseil chez Écolaines et j'ai bien fait. Je suis revenue avec un coupon de satin de coton épais, un peu élastique et de très belle qualité. La vendeuse l'a appelée de la gabardine de satin je crois.

Le motif était un peu chargé, et pourtant j'ai adoré dès que j'ai vu le rouleau. Je savais que je voulais en faire une Cami dress de Pauline Alice. Parce que j'adore cette robe, la coupe, les poches, tout.

Depuis que j'avais vu "Au revoir là-haut", je voulais un haut avec un col officier....ne me demandez pas pourquoi. Le genre de truc qui reste dans la tête, rien à faire. Pas obsessionel, il ne faut pas pousser, mais j'y pensais dans mes projets à coudre. La Cami dress en faisait partie. C'est facile, il suffit de garder le pied de col et de supprimer le col.

J'avais le patron, le tissu...ça m'a pourtant pris des semaines. 10mn de couture par-ci, 15mn par là...et je l'ai enfin terminée, dans une grande joie, parce qu'elle me plaisait énormément !

Sur cintre, ça ne donne rien !

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Alors attention, avalanche de photos !

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Le tissu est vraiment d'une qualité que j'adore !

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Je suis allée chez Ecolaines avec ma belle robe, pour leur demander d'autres tissus identiques (j'ai défilé quoi !)....il n'y avait que des rouleaux très très chargés. Trop pour moi. Mais j'y suis retournée un peu plus tard et j'ai trouvé mon bonheur !

Ya plus qu'à ! Il va falloir que je choisisse entre le col officier comme ici, ou pas de col du tout. C'est très bizarre d'écrire ça mais cette robe me ressemble et j'aime vraiment énormément la porter !

Il y a deux grandes poches, en plus c'est pratique !

bisous1

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09 février 2018

Le presbytère

Comme j'ai eu du mal à l'avoir à la bibli ce livre ! J'ai écouté une émission "La voix est livre" sur Europe 1, qui en parlait, et je suis allée le réserver assez vite, fin octobre. Je pensais que c'était fichu pour cette réservation, et il a fini par arriver début janvier ! (mais que font les gens avec les livres pour les garder aussi longtemps ??? ils s'en servent pour caler un meuble, c'est pas possible ?! Ils reçoivent forcément des relances pour dire qu'ils ont un sacré retard dans le retour des documents empruntés ! Je pensais vraiment que je n'aurais jamais ce roman. Et vu tout ce que j'ai à lire, ce n'était pas grave hein) Bref !

Août 2017

Paru en août 2017. 272 pages

Alors je vais être honnête : si j'avais su le fond du roman, je ne crois pas que je l'aurais emprunté. Parce que l'écriture est incroyable, on se laisse embarquer totalement dans cette histoire écrite de façon très très particulière, où on devine les choses sans qu'il y ait vraiment de mots dessus. D'ailleurs en avançant je me disais "mais non, ça ne peut pas être ça, ce n'est pas possible" et je ne sais pas comment vous en parler sans dévoiler le fil rouge, toute l'horreur de cette histoire.

Tout commence par l'installation d'un couple dans une maison un peu étrange, appelée "le presbytère". Balthazar est médecin, c'est un homme très droit, très très autoritaire, avec des tonnes de principes, toujours "pour le bien de". Petit à petit on se rend compte que ce type est en fait un grand malade !

Il est marié avec Sonia, qu'il détruit tranquillement, toujours sous couvert de la morale et du "c'est pour ton bien". Elle développe des tocs sévères, elle est capable de passer des heures sur son vernis à ongles. La famille s'agrandit : Clément, Sébastien, Manon, Alice. Balthazar refuse violemment que Sonia aille s'occuper des bébés lorsqu'ils pleurent. C'est pour leur bien, vous l'aurez compris.

A la maison, pas de jouets, le plastique est interdit, c'est le mal. Pas de télé. Pas d'école non plus, l'école c'est mal, les enfants sont pervertis, confrontés à la violence à l'école. (ils sont tellement mieux dans cette maison de fou....). Sonia est complètement à l'ouest, passe des heures à danser, à préparer des spectacles (pour qui ?), à se changer plusieurs fois par jour, à oublier de nourrir ses enfants. Elle se fait tabasser de temps en temps par son mari....

Balthazar (misère que j'ai détesté ce personnage) est là en permanence, tout en n'étant jamais là. Il reçoit ses patients, il est occupés, il travaille, LUI, mais garde toujours un oeil sur ce qui se passe à la maison, sur ce qu'il faut ou ne faut pas faire. Les enfants doivent apprendre la musique, parce que la musique c'est bien, c'est merveilleux, mais il les terrorise tellement que cet apprentissage se passe dans une grande violence. Par exemple pendant les repas, il oblige ses enfants à manger en tenant des livres sous leurs coudes. Si le livre tombe, l'enfant mange par-terre....pour son bien évidemment.

Parallèlement un ado puis homme est très présent dans cette maison : Tanguy. Il a eu une enfance épouvantable, battu, affamé, enfermé des jours entiers dans un placard. Il est retiré vers 8/9 ans à ses parents et arrive dans un état terrible dans l'institut dans lequel travaille Balthazar. Il vient tous les jours au Presbytère, pour voir les enfants, jouer avec eux. Le fait qu'il apporte un jour un ballon aux garçons devient un drame.

Il y a aussi un couple en mal d'enfants, Basile et sa femme, qui accueillent régulièrement Clément et se mettent à l'aimer trop fort...

Le décor est planté, vous l'aurez compris, les enfants vont grandir dans un environnement extrêmement "sain et équilibré" et petit à petit on comprend sans que ce soit évoqué que cette ambiance abominable cache des dérapages pires encore. Le récit, ce qu'on devine, est glaçant.

Ce qui m'a fait aller jusqu'au bout, c'est que je suis sûre que ce genre d'histoire est arrivé, malheureusement, que des types aussi immondes et dénués d'humanité que Balthazar, ça existe....jusqu'au bout il sera d'une mauvaise foi qui donne envie de lui en coller une !

C'est un roman très dur à lire, mais ce n'est pas pour cette raison qu'il faut l'éviter. Ce qui se passe derrière les façades des maisons les plus belles existe. Toujours cette façade, cette image qu'il faut donner aux autres, sous couvert de bonnes intentions...l'écriture est absolument remarquable et je ne pense pas avoir déjà lu un roman pareil. C'est glaçant mais, n'est-ce pas pire encore : cette histoire est plausible.....

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