La carte postale
Oh quel roman !
512 pages, paru en août 2021
En 2003, Anne reçoit une étrange carte postale. Elle est adressée chez elle, mais au nom de sa grand-mère Myriam. C'est une énigme pour elle. Elle en parle à sa mère Lélia, mais celle-ci n'en fait pas cas et la carte postale est rangée dans un tiroir, puis oubliée.
En 2013, Anne revient dessus, elle a besoin de savoir de comprendre. Qui sont ces 4 prénoms ? Pourquoi n'y a-t-il rien d'autre sur la carte ?
Lélia raconte alors à Anne ses années de recherches. Ephraïm et Emma étaient les parents de Myriam, Noémie et Jacques sa soeur et son frère. Ils sont portés "disparus" comme on disait alors. La vérité est qu'ils étaient juifs et ont fait partie des milliers de personnes exécutées froidement pendant la Seconde Guerre Mondiale. Pas de sentiments, pas de remords de la part de ceux qui ont aidé à cette épuration massive.
Lélia a réunis des dizaines de documents, remonté le temps, jour après jour. Un travail de fourmi.
Myriam est donc la seule survivante de sa famille. Pourquoi ? Comment a-t-elle échappé au massacre de sa famille.
L'écriture nous emporte parce qu'on y découvre des points de vue inédits : qui étaient ces personnes exterminées, et qui n'ont eu aucune chance d'en réchapper ? Qui ont été les petits maillons d'une chaîne abominable ? On comprend qu'il y a eu un travail terrible qui a influencé toute la population française. Et puis il y a eu l'inverse : les petits gestes, les gens bien intentionnés qui ont sauvé des vie.
C'est un roman vraiment passionnant, qui explore des thèmes rarement décrits, avec une grande bienveillance.
A lire absolument, à faire lire aussi !
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