Le meurtre de Harriet Monckton
Encore une géniale recommandation de Gérard Collard. Encore un joli cadeau de Cécile, encore une chouette lecture :
560 pages, paru en mai 2022
Nous sommes en 1843, et le corps d'Harriet est découvert dans les latrines de la chapelle de sa petite ville.
C'est un roman à la construction très originale. Suite à cette découverte, se suivent des chapitres avec la voix de son entourage, façon roman chorale, de 1843 (date du premier procès) à 1846 (date du 2è procès). Puis dans une grande seconde partie, c'est Harriet qui parle, à travers son journal.
Quand on sait que l'histoire est vraie, même si certaines parties sont forcément romancées, c'est absolument passionnant !
Je n'ai pas vu défiler les pages de ce pavé. J'ai enchainé les chapitres parce que c'est un petit bijou dans l'écriture. On est plongé dans ces paysages autour de Londres, dans cette vie, dans le quotidien d'Harriet, tellement, tellement abusée par tout son entourage et sous toutes ses formes !
Le seul qui reste louable et bienveillant, c'est Tom, amoureux d'elle depuis très longtemps, mais qui, de fait, devient aussi un suspect. Ambiance des soeurs Brontë, de la rigidité extrême de cette période, de la soumission totale des femmes, de l'abus d'autorité (et pas que...) des hommes, de la pauvreté, des amitiés et des duperies.
Quitter ce roman a été difficile, parce qu'évidemment on s'attache !
Alors allez-y, Gérard avait tellement raison !
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