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254  pages

 


264 pages
 

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679 pages

En ce moment je tricote :

Une paire de chaussettes Sapin de Lysandre Hourdin :

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Hansel et Gretel au crochet :

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Le très beau châle Norlys de Palaluna :

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Des chaussettes araignées 🕷 pour Gabriel :

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Une très belle couverture de Noël :

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lecture
11 septembre 2020

Disparition

J'avais envie de changer de genre, j'ai choisi un roman policier :

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387 pages, paru en mai 2020

Un gagnant de prix, pourquoi pas ?

 

Maxime et Célia sont dans le métro à Paris, quand un incident se produit sur la ligne et qu'ils se retrouvent coincés, avec des centaines d'autres personnes, dans le noir.

Les secours mettent un peu de temps à arriver, et quand ils sont là, dans un mouvement de panique général, Maxime perd Célia. Elle disparaît, il ne la retrouve pas, elle ne remontera jamais du tunnel.

Le jeune homme se lance alors à sa recherche et il va se retrouver au coeur d'un monde qui lui est inconnu : la drogue, les trafics, l'argent, le dark net, la violence, les meurtres. Il descend sous Paris, dans les catacombes, dans des endroits dont il n'aurait jamais soupçonné l'existence en temps normal. Dans sa quête, il a une alliée de poids : Chloé, qui connaissait aussi Célia et qui connait en partie ce Paris noir.

Malgré le volume du roman, on est tenté de poursuivre la lecture encore et encore, et d'enchainer les chapitres pour connaître la suite !

J'ai bien aimé. Je ne lis pas souvent de policier, mais j'aime bien, de temps en temps, lire un roman policier bien écrit.

Le prochain sera moins noir, je suis incapable de ne lire que des policiers ! Et puis la rentrée littéraire prometteuse est là, avec de multiples tentations.

lire

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5 septembre 2020

L'école des mamans heureuses

Quel beau second roman !

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208 pages, paru en mars 2020

Sophie, que j'ai connu par son blog, s'est lancée dans un second roman plus abouti.

Garance est une maman solo qui vit "au mieux" avec son petit garçon dont elle a la garde partagée. Son ex-mari a refait sa vie, pas elle. Un jour, lors d'une visite chez le pédiatre, elle fond en larmes quand celui-ci lui demande comment elle va elle.

Alors il lui conseille de se rendre dans un endroit très particulier : l'école des mamans heureuses, une association tenue par Rosa.

Là, Garance va rencontrer des mamans avec qui elle n'aurait jamais sympathisé dans la vraie vie. Il y a des personnages hauts en couleurs : Corinne, une grande brute qui cache un énorme coeur, Leila, toute jeune maman perdue, Catherine, la "maman parfaite" qui s'oublie complètement. Elles se retrouvent autour de Rosa, qui les guide et affiche à chaque séance des couleurs intenses dans ses tenues.

Chaque semaine, elles se réunissent, font connaissance et pratiquent une activité, qui va du jardinage....à la boxe !

Elles réapprennent à être elles-mêmes et plus seulement des mamans.

Les émotions sont présentes, bien décrites, j'ai souri et j'ai vraiment passé un bon moment. J'aurais peut-être juste aimé en savoir davantage sur Rosa, mais c'est purement personnel.

Sophie, je sais que tu passes régulièrement par ici, alors surtout continues ! La progression est vraiment chouette à suivre dans ton écriture. On pourrait s'y croire, c'est plausible et vraiment dans le feel-good. On ferme le livre et on a envie de croire dans le genre humain ! J'ai cherché ma Rosa autour de moi, je pense l'avoir trouvée clindoeil

Un grand bravo Sophie, vivement le prochain !

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24 août 2020

Et ton coeur qui bat

Voilà une belle lecture !

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348 pages, paru en juin 2020

Roxane ne dort plus depuis un an. Il y a un an, sa petite fille est morte dans un accident de voiture avec le frère de Roxane, son âme soeur. Elle a perdu les deux personnes auxquelles elle tenait le plus et ne s'en remet pas, ce qui est largement compréhensible.

Son métier est d'aller dans une région, une ville, et d'y chercher les activités les plus sympas à réaliser par les femmes. Avec sa meilleure amie, elles ont créé des guides touristiques orientés vers les femmes. Roxane adore son métier !

Elle atterrit dans un hôtel qu'elle a choisi pour son nom "Au meilleur ami de l'homme". Une idée, un concept : à chaque chambre est attribuée un chien, que le client peut adopter ou non. Roxane n'est pas là pour adopter. Elle se retrouve avec Neige (le petit chien de la couverture), qui lui fait un gros plan drague pour l'amadouer. Neige a cependant un grand défaut : elle mange tout ce qu'elle trouve. L'hôtel est tenu par un père, Frédéric, et sa fille Albane.

Vit aussi là un vieux monsieur, Gwenole, qui va voir tous les jours sa femme atteinte d'Alzheimer en espérant un sursaut de mémoire. Roxane va lier connaissance avec tout ce petit monde, tout en parcourant la Camargue et en décrivant au jour le jour ses activités sur le blog lié au guide touristique.

Pleine de colère, il va falloir qu'elle se confronte à la réalité : le procès de celui qui a fauché sa fille et son frère. La colère est facile et confortable, mais on ne peut pas vivre éternellement avec....

J'ai commencé le roman en me disant "oui bon, bof....", et je suis tombée dedans. La perte, le deuil, les sentiments ambivalents, la solitude, la résilience et le besoin de vivre sont extrêmement bien décrits, écrits, et j'ai enchainé les pages à grande vitesse !

La plume de Carène Ponte ne faiblit pas, au contraire !

A lire, à offrir !

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18 août 2020

Les jours brûlants

Je vais être honnête : je n'aime pas la couverture et le titre de m'attirait pas du tout. La période des années 1970 ne m'emballe pas non plus. C'était mal parti non ? Seulement j'aime beaucoup cette auteure alors j'ai tenté et.....adoré !

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324 pages, mai 2020

Nous sommes en 1976. Joanne habite Modesto, en Californie. Elle vite depuis 20 ans avec un homme encore très amoureux, et elle est également très amoureuse de lui. Elle connait sa chance. Ils ont deux enfants, elle a 37 ans, des amies, tout va bien.

Et puis un jour semblable aux autres, Joanne se fait violemment agresser alors qu'elle est en vélo. L'homme veut son sac. Elle s'en tire bien physiquement, mais dans sa tête, c'est le chaos. Elle bascule et ne parvient pas à reprendre le dessus. Au début, elle parvient à donner le change, et petit à petit, elle se met à prendre le caddie des autres clients dans son magasin. Elle ne vole personne puisque les clients n'ont pas payé leurs courses. Elle essaie juste de deviner qui ils sont, ce qu'ils voulaient faire avec ces achats. Et la bascule continue, se transforme en TOC. Joanne ne parvient pas à s'arrêter, au point de faire peur à son mari et ses enfants, qui ne la reconnaissent plus. Elle non plus, ne se reconnait plus. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi cet homme l'a-t-il agressée ?

Un jour pire que les autres, elle prend sa voiture et part. Elle abandonne tout, y compris sa famille. Elle atterrit un peu par hasard à Las Vegas, la ville où il est possible de se cacher, de tout recommencer. Une caissière étonnamment humaine la conduit dans un endroit où un papy au grand coeur recueille les âmes perdues.

Là, Joanne essaie de se reconstruire...

Il s'agit d'un roman où le lecteur se retrouve au coeur des sentiments, de la peur, de la perte de confiance en soi, la perte de l'estime de soi, et d'une sorte de reconstruction impossible quand tout ce qu'on a laissé ne peut pas être oublié. Joanne part pour, pense-t-elle, protéger ses enfants d'elle-même. Est-ce vraiment les protéger que de fuir ?

Je l'ai lu en 3 soirées, j'avais trop besoin de connaître la fin !

A lire, à lire, à lire !!!!

chat qui lit

12 août 2020

Des mots par la fenêtre

Pendant le confinement, ce livre est sorti en numérique :

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352 pages, existe en poche pour 5€

Il s'agit d'un collectif de 64 auteurs (c'est énorme non ?), qui se sont mobilisés pour écrire chacun une nouvelle en rapport avec le confinement et la période que nous vivions en mars/avril.

Avec le petit recul actuel, il est intéressant de lire ces écrits.

Je n'ai pas aimé toutes les nouvelles, et je ne l'ai pas lu d'une traite non plus. Je suis incapable de lire un recueil de nouvelles en une fois. C'est comme un documentaire, comme le livre précédent sur la douleur : je lis petit à petit, une à deux nouvelles chaque soir.

Et avec 64 nouvelles, il y a le temps ! Curieusement, j'ai moins aimé les nouvelles des auteurs connus, que celles d'auteurs que j'ai découvert. Et cela m'a permis d'en connaître beaucoup. J'ai noté les noms, effectué des recherches.

Les recettes seront reversées aux Hôpitaux, ce qui est une façon de les soutenir, ainsi que de soutenir des auteurs moins connus.

Je ne sais pas si vous aviez vu passer ce recueil ?

lire

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8 août 2020

Tu comprendras ta douleur

Un pavé mais qui vaut tellement la peine !

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528 pages, paru en 2019

J'ai mis des semaines mois à le lire, mais ce n'est pas grave. Ce n'est pas un roman, je lisais donc un chapitre de temps en temps.

Ici, les auteurs décryptent les douleurs, toutes les douleurs. J'ai donc passé les chapitres qui ne me concernaient pas. Mais ce n'est pas tout : ils expliquent le mécanisme de la douleur, les effets et les réactions du cerveau, les causes probables. Ensuite, ils expliquent les différents traitements possibles, les plus efficaces, ceux qu'il vaut mieux éviter, avec des tableaux, des références précices.

C'est un livre vraiment intéressant à avoir dans sa bibliothèque. La partie sur l'endométriose m'a intéressée évidemment, mais il est aussi question des maux de tête, de dos, des muscles, des maladies chroniques ou non, de l'arthrose, arthrite, etc.

J'ai compris et appris beaucoup. Il y a également un chapitre sur le Tens et j'en ai donc compris le fonctionnement....et je l'aime encore plus ! lol2

Il ne se lit pas d'une traite, c'est impossible, mais vous pourrez plutôt y piocher ce dont vous avez besoin. Evidemment il a plus d'intérêt lorsque vous êtes atteinte d'une maladie chronique, mais pas seulement je trouve.

J'ai vraiment compris énormément de mécanismes et trouvé des solutions auxquelles je n'avais pas pensé. J'ai aussi appris beaucoup quant aux gestes invasifs et/ou douloureux qu'on nous impose souvent, surtout aux femmes, et qu'on a le DROIT de refuser. J'ai compris pourquoi une écho pelvienne est confortable pour le médecin qui la pratique, mais qu'il existe d'autres solutions tout aussi efficaces.....

Alors achetez-le, (parce que ce n'est pas le genre de livre que j'imagine emprunter à la bibli, trop long à lire) ou attendez qu'il sorte en poche si besoin. Je sais que vous êtes quelques-unes fidèles ici à souffrir de maladies chroniques, et je pense qu'il peut vous apporter autant qu'à moi. Je n'ai rien à gagner à vous dire qu'il est important de le lire, mais je sais qu'il peut être une bonne ressource.

Martin Winckler est une référence de bienveillance médicale, et je suis sûre qu'il connait parfaitement son sujet.

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4 août 2020

La brodeuse de Winchester

J'aime tellement cette auteure, que je n'ai pas réfléchi quand son dernier roman est sorti :

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352 pages, paru en juin 2020

Violet fait partie de cette génération de femmes "sacrifiées" par les pertes de la Première Guerre Mondiale : elle a perdu son frère George, mais aussi son fiancé Laurence. Beaucoup de femmes de cette génération n'ont jamais pu trouver de mari.

A 38 ans, elle vit encore avec sa mère, qui est odieuse avec elle. La bienveillance de son frère Tom l'aide mais ne la soutient pas. Alors elle prend une décision : déménager, partir à Winchester, démarrer une nouvelle vie, peut-être tout simplement démarrer sa vie.

Elle trouve un emploi de dactylo dans une société d'assurance, qui lui permet à peine de vivre, et emménage dans une pension. Pas tellement indépendante donc, mais bien mieux que sa vie d'avant. A travail de femme, salaire de femme, surtout à l'époque.

Elle intègre un peu par hasard un club de brodeuses de la cathédrale, elle qui n'a jamais manipulé d'aiguilles, et se construit une vie qu'elle aime, bien que pauvre. La communauté de femmes est solidaire, menée par deux femmes fortes et au caractère imposant.

Violet fait la connaissance d'un sonneur de cloches et se met à rêver....elle se fait des amies.

Ici est abordée la condition des femmes des années 1930 sous bien des angles. Vie de femme, vie de mère, vie de travailleuse pauvre, qui doit obéir et se taire, fille, soeur, amie, femmes rejetées parce qu'elles s'aiment. Il s'agit d'un roman très riche, comme toujours chez Tracy Chevalier, très fouillé, et qui m'a évidemment parlé par le biais des activités manuelles. Ces femmes veulent laisser une trace d'elles sur le long, très long terme, alors qu'elles sont plutôt transparentes à leur époque (sauf quand elles sortent des chemins que d'autres ont tracé pour elles). Et elles ont réussi : presque 100 ans plus tard, leurs coussins, magnifiques, sont toujours visibles et accessibles dans la cathédrale ! Elles ont gagné !

C'est un très joli moment de lecture, instructif (qui s'est déjà préoccupé de l'univers des sonneurs de cloches ???) et que je vous recommande vivement. Les brodeuses, les broderies de Winchester, les sonneurs de cloche, tout cela a vraiment existé et c'est passionnant.

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23 juillet 2020

Les marcheurs

Sur la couverture, il était écrit que ce roman est très prenant....je confirme !

On dévore ces 700 pages :

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719 pages. Paru en poche en 2018

On commence à New-York. Septembre 2012 : la tour de la Liberté, construite pour remplacer et en commémoration des tours effondrées en 2001, va être inaugurée.

Sauf que des gens lambdas se mettent subitement à marcher sans s'arrêter. Il y en a d'abord un. Il a reçu une enveloppe kraft et part, compte ses pas, puis explose subitement.

Ils sont bientôt de plus en plus nombreux. Des terroristes ? Non. Des jeunes, des gens âgés, des femmes, des hommes, des blancs, des noirs, rien ne semble les relier.

Sam et Liz sont deux des agents chargés de l'enquête. Ils essaient de comprendre, d'arrêter ces marcheurs, que les médias appellent très vite les Marcheurs de la mort. S'ils s'arrêtent de marcher plus de 10 secondes, ils explosent, faisant des victimes encore plus innocentes qu'eux.

Et puis c'est bientôt la totalité des Etats-Unis qui se retrouve prise dans un piège insoluble. Des milliers de marcheurs sont piégés, et ceux qui essaient de gruger le système, épuisés, en prenant une voiture ou un métro, explosent sans pitié.

Assez rapidement, Sam et Liz comprennent que tous ces marcheurs ont été implantés d'un pacemaker dans les deux dernières années. Alors qui a mis en place une telle tuerie ? Dans quel but ?

J'ai été happée. Il y a beaucoup de personnages, et il m'est arrivé d'avoir parfois un peu de mal, mais pas d'être perdue.

Si vous voulez un bon roman très prenant, qui change les idées, n'hésitez pas ! On ne sent pas passer le nombre de pages ! C'est aussi une bonne idée de cadeau quand on ne sait pas quoi offrir.

lire

3 juillet 2020

Et que ne durent que les moments doux

J'ai ADORÉ !!!!

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360 pages, paru en juin 2020

Les chapitres entrecroisent l'histoire de Lili et celle d'Élise.

Lili vient d'accoucher. Sa toute petite fille est minuscule, prématurée. Et elle est perdue, Lili, face à ce bébé qui ne ressemble pas au bébé dont elle rêvait, qu'elle imaginait. Sa petite-toute-petite est fragile, ne respire pas seule, ne peut pas téter, et est pleine de tuyaux, de machines, de bips inquiétants. Le papa est tout aussi perdu, mais ils sont soudés.

Et puis il y a Élise, jeune cinquatenaire qui, après 23 ans passés à s'occuper avec beaucoup d'amour de ses 2 enfants, Charline et Thomas, se retrouve seule. Charline a quitté la maison depuis un moment, elle vit en couple avec un anglais à Londres, elle vit sa vie. On commence le roman avec le départ de Thomas, qui met Élise face à elle-même, face à sa solitude, même si elle garde avec elle Édouard, le vieux chien (moche !) de Thomas. Elle n'a vécu que par et pour ses enfants, elle ne se connaît plus, ne connaît plus ses goûts, ses envies, ses besoins.

Les chapitres alternent avec le quotidien de l'une et l'autre, et leur évolution, leurs apprentissages. Lili apprend à connaître son bébé, à vivre chaque jour l'un après l'autre, à guetter la moindre amélioration, à avoir le coeur qui s'emballe au moindre bip. Elle fait la connaissance des autres parents, compagnons involontaires d'une situation subie et qui finissent par nouer des liens, s'épauler. Ils traversent la même épreuve, ils se comprennent. Hommage aussi à tout le personnel soignant, dévoué aux bébés et aux parents.

Élise doit revoir entièrement son organisation et choisit de prendre soin d'elle par la danse, et de prendre soin des autres en se portant volontaire à la maternité pour bercer les bébés prématurés.

C'est marrant, on retrouve cette même découverte des bénévoles berceurs, que Sophie Tal Men évoque également dans son dernier roman.

Comme elles sont toutes les deux en néonatalogie, on s'attend à la rencontre et......

Je ne dirais rien ! La fin m'a complètement cueillie, je suis restée avec un "ouaaaaaaaaaah", un bon moment ! C'est un sublime roman sur l'amour des mamans, les sentiments, l'empathie, la tendresse. Entre les chapitres, parfois, il y a des échanges de sms très très drôles entre Élise et ses enfants.

J'ai adoré, vraiment adoré, parce que c'est beau, c'est plein de jolis moments, d'humour aussi, d'autodérision, mais aussi de "la vie" qui peut ne pas faire de cadeaux et pourtant.....

LISEZ-LE !!!!!!

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28 juin 2020

Un loup quelque part

J'ai été happée :

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288 pages, paru en mars 2020

On ne connait pas le nom de la narratrice.

Elle donne naissance à un magnifique bébé, Alban, accueilli avec une joie immense par sa première fille Esther, 8 ans, et par Vincent, le papa. Tout va bien, le bébé et la maman se portent bien.

Et puis après quelques mois, la maman se rend compte qu'Alban a une drôle de tâche foncée dans le cou. Une visite chez le pédiatre la laisse sonnée : son bébé est métis.

Comme elle est sûre que Vincent est le papa, elle cherche ailleurs, dans sa famille notamment. Elle a perdu sa maman quand elle avait 10 ans et est restée proche de son père, unis dans cette perte précoce et tout ce qu'il a mis en place pour qu'elle grandisse au mieux. Et son père va lui apprendre un secret, un secret qui va la plonger dans quelque chose d'abissal et que très vite elle ne maîtrise plus.

Elle se met alors à détester ce bébé, à ne quasiment plus s'en occuper, vraiment le minimum, à ne plus parvenir à le toucher, à l'éloigner de sa soeur un maximum, comme si le métissage était contagieux....elle déploie des trésors d'imagination pour ne plus avoir à le toucher et prend peur de ses propres sentiments et du mal qu'elle se sent capable de lui faire.

On suit la descente terrible de cette jeune maman complètement perdue, qui perd l'amour maternel qu'elle portait à un bébé qui n'a rien demandé....

J'ai relevé quelques incohérences (Alban a tantôt 5 mois, tantôt 3...par exemple) mais ce n'est pas gênant dans la lecture.

C'est un roman absolument incroyable sur l'amour maternel, sur une maman qui se met subitement malgré elle à détester un bébé qu'elle aimait énormément. Les sentiments, la sensation de vide, de peur, le désarroi de cette femme sont parfaitement décrits.

A lire !!!!

chat qui lit

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