J'aime beaucoup cet auteur, alors je ne pouvais pas passer à côté de son dernier roman :

Avril 2018

219 pages. Paru en avril 2018

J'avais lu ses romans précédents, qui partaient tous sur un quiproquo.

Cette fois le départ est différent : un mensonge, un petit mensonge, qui ne coûte rien mais qui va tout faire déraper...

On navigue entre 1969 à Saïgon, pendant la guerre, et actuellement, aux États-Unis.

En 1969, le sergent Fremantle dirige une compagnie américaine. Il est vigilant, investi, contrairement à l'officier, jamais présent et qui se défile constamment. Il n'y a plus que des jeunes, très jeunes soldats, inexpérimentés et souvent maladroits, qui se retrouvent à commettre des bêtises.

Une nuit, il sauve d'une mort certaine le très jeune Billy Drake, qui ne se rend pas compte de sa maladresse et manque de se faire tuer bêtement.

Un peu plus tard, toujours par erreur, une famille vietnamienne est massacrée. Contrairement au sauvetage de Billy, que Fremantle oublie, ces meurtres vont le hanter longtemps.

De nos jours, Fremantle est devenu chef de la police dans une petit ville du Michigan. Il est proche de la retraite mais aime son métier et doit se débrouiller pour trouver de l'argent pour maintenir son commissariat debout, alors qu'il est menacé par manque d'argent (et c'est là qu'on se rend compte de la différence avec la France !).

Drake de son côté, est lancé dans la course des sénatoriales, haut placé, sûr de lui, bien loin du jeune soldat sauvé par Fremantle ! Souhaitant attirer à lui l'électorat des vétérans, il raconte des faits, en les reversant en sa faveur. Il se fait contredire publiquement par un ancien camarade à lui. Pour garder la tête haute, il fait appel à Fremantle : accepterait-il de mentir, oh, trois fois rien !, en sa faveur ? En échange, le commissariat aurait les crédits, tous les crédits, qui lui manquent.

S'il comprend très vite qu'il a mis le doigt dans un engrenage qui peut lui coûter cher, Fremantle est aussi coincé : quelle chance de pouvoir obtenir ces crédits, de pouvoir partir à la retraite en laissant le commissariat dans une situation florissante ! Ce petit mensonge de rien du tout va en entrainer un autre, puis un autre...et Fremantle voit en prime tous ses (mauvais) souvenirs refaire surface...

 

J'ai beaucoup aimé cet engrenage qui s'installe et se met en marche, les cas de conscience, les souvenirs jamais vraiment enfouis et ce que le héros décide d'en faire.

A LIRE !

 

chat qui lit