19 février 2018

Couleurs de l'incendie

Oh quel bonheur ce tome 2 d'"Au-revoir là-haut" !!!!!

Janvier 2018

544 pages, paru en janvier 2018

On retrouve Madeleine, maman d'un petit Paul, 7 ans et le roman commence fort ! Le prestigieux Marcel Péricourt décède en 1927, laissant Madeleine orpheline et très seule. Le jour de l'enterrement, de façon totalement inexplicable, Paul se jette du second étage de la maison et atterrit sur le cercueil de son grand-père, laissant tout le monde sans voix.

Paul va rester paralysé suite à cette chute et la vie de Madeleine bascule. Non seulement elle s'en veut terriblement, mais elle doit se débrouiller seule, épaulée par Gustave Joncourt, le second de son père, qui prend tout en main et gère les affaires familiales, tout en n'ayant jamais réussi à accepter le refus de la demande mariage qu'il a fait à Madeleine. Elle avait d'abord accepté, puis a refusé, sans motif, sans que Gustave ne sache pourquoi. Cette rancoeur a un rôle très important dans la suite.

On retrouve aussi le frère de Marcel, Charles, et la lecture de la vie de ce personnage est certainement le moment le plus drôle du roman. Le pauvre n'est pas une lumière, mais il a deux filles, qui, il le découvre brusquement, sont laides, très laides, extrêmement moches. Il a tout essayé pour les améliorer et pouvoir les marier, en vain. Impossible de ne pas sourire en lisant les descriptions !

Petit Paul grandit. En fauteuil. Madeleine, à bout de fatigue, finit par embaucher une jeune polonaise extraordinaire, Vladi. Dans une envolée de gaité et de fraicheur, elle va sortir Paul de sa dépression, et l'aider à reprendre goût à la vie. Pourtant elle ne parle pas un mot de français, et a parfois des manières un peu brusques !

On retrouve aussi André Dupré, qui a un rôle important dans le tome 1 et qui est quasi absent du film. Il revient en force ici, avec un emploi qui le surprend lui-même !

J'ai découvert le monde de l'entre-deux-guerres, la corruption, la cupidité, la malchance dont Madeleine va devoir se sortir pour vivre, les tonnes de qualités qu'elle va devoir puiser au fond d'elle pour retrouver son statut perdu, pour se venger avec une grande intelligence. On assiste à la montée du nazisme, de l'intolérance, au crach de 1929 et à ses conséquences...tout un monde qu'au fond on connait peu et qui est vraiment bien décrit ici. Chaque soir il me tardait de retrouver ces personnages si forts et attachants. Il fait partie de ces romans pour lesquels on a très envie de les lire très vite, tout en freinant pour ne pas que ça se termine trop vite ! Vous voyez ce que je veux dire ?

J'ai adoré ce roman et j'attends le 3è tome avec une grande impatience ! Vite vite Monsieur Lemaître, ne tardez pas trop !!!

75800700

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13 février 2018

Éléanore Oliphant va très bien

Ce roman fait partie des incontournables :

Sept 2017

Paru en septembre 2017. 432 pages.

Je l'ai eu complètement par hasard. Je suis allée rapporter un livre à la bibli, et ma bibliothécaire préférée m'a dit qu'elle venait de le terminer, qu'il était incroyable. Je l'ai pris mais j'avais encore la tête dans "Le presbytère" (que je ramenais).

Je l'ai commencé sans y croire et j'ai été happée, complètement. Happée par l'écriture, par l'histoire, et aussi parce que beaucoup de choses m'ont parlé dans ce livre. Et pourtant on commence le roman en trouvant que quelque chose cloche, qu'elle est drôlement bizarre cette héroïne....

Éléanore a 30 ans. Elle travaille depuis 9 ans chez Bob, où elle est comptable. Une comptable triste, qui fonctionne comme un robot. Elle fait son travail à la perfection, dans une solitude totale, moquée par ses collègues, qu'elle ne comprend pas, qui ne la comprennent pas non plus. Elle s'est forgée une carapace gigantesque sans s'en rendre compte. Tout est mécanique chez elle. Pas de sentiments, pas de contacts physiques, un robot.

Le vendredi soir elle achète de l'alcool fort et s'anesthésie tout le week-end, puis une nouvelle semaine strictement identique commence. Chaque mercredi soir, elle reçoit un appel de sa mère, qui l'insulte et la rabaisse.

Et puis un jour, Éléanore tombe amoureuse d'un musicien, par hasard. Elle en est sûre : c'est l'homme de sa vie. Commence alors une quête pour elle : tout faire pour le séduire. Elle va aller chez le coiffeur, s'acheter de nouveaux vêtements, un téléphone, un ordinateur, une révolution pour elle ! Elle apprend à maquiller la cicatrice qui lui barre une joue (d'où sort cette cicatrice ? On tourne les pages pour le découvrir !)

Sa vie va totalement changer, elle découvre des sentiments, des comportements, des attitudes qu'elle ignorait. Et cela change encore quand elle apporte son aide à un homme qui fait un malaise dans la rue, alors qu'elle venait de faire la connaissance de Raymond, un de ses collègues.

Peu à peu, avec beaucoup de patience et de tact, Raymond va la sortir de sa léthargie, la poussant à se révéler et aussi à chercher dans son passé une vie qu'elle a tout fait pour oublier, enterrer.....

J'ai trouvé ce roman incroyable. Au début j'ai pensé qu'Éléanore devait être une sorte d'autiste, avec un handicap. Petit à petit on apprend, on comprend. Un livre formidable sur la tolérance, la résilience, la différence, l'espoir, avec une écriture sans faille. Un livre qui commence avec une écriture qui interpelle, puis qui devient de plus en plus profond, avec un fond très intéressant et fort.

Vous pensiez que votre pile de livres à lire était déjà immense ? Vous ne pouvez pas passer à côté de celui-ci !!!!!

non

A LIRE ABSOLUMENT !!!!

chat qui lit

Et si vous le lisez, donnez-moi votre avis !

Un immense merci à ma bibliothécaire, sans laquelle je serais passée à côté de ce petit bijou !!!! merci

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09 février 2018

Le presbytère

Comme j'ai eu du mal à l'avoir à la bibli ce livre ! J'ai écouté une émission "La voix est livre" sur Europe 1, qui en parlait, et je suis allée le réserver assez vite, fin octobre. Je pensais que c'était fichu pour cette réservation, et il a fini par arriver début janvier ! (mais que font les gens avec les livres pour les garder aussi longtemps ??? ils s'en servent pour caler un meuble, c'est pas possible ?! Ils reçoivent forcément des relances pour dire qu'ils ont un sacré retard dans le retour des documents empruntés ! Je pensais vraiment que je n'aurais jamais ce roman. Et vu tout ce que j'ai à lire, ce n'était pas grave hein) Bref !

Août 2017

Paru en août 2017. 272 pages

Alors je vais être honnête : si j'avais su le fond du roman, je ne crois pas que je l'aurais emprunté. Parce que l'écriture est incroyable, on se laisse embarquer totalement dans cette histoire écrite de façon très très particulière, où on devine les choses sans qu'il y ait vraiment de mots dessus. D'ailleurs en avançant je me disais "mais non, ça ne peut pas être ça, ce n'est pas possible" et je ne sais pas comment vous en parler sans dévoiler le fil rouge, toute l'horreur de cette histoire.

Tout commence par l'installation d'un couple dans une maison un peu étrange, appelée "le presbytère". Balthazar est médecin, c'est un homme très droit, très très autoritaire, avec des tonnes de principes, toujours "pour le bien de". Petit à petit on se rend compte que ce type est en fait un grand malade !

Il est marié avec Sonia, qu'il détruit tranquillement, toujours sous couvert de la morale et du "c'est pour ton bien". Elle développe des tocs sévères, elle est capable de passer des heures sur son vernis à ongles. La famille s'agrandit : Clément, Sébastien, Manon, Alice. Balthazar refuse violemment que Sonia aille s'occuper des bébés lorsqu'ils pleurent. C'est pour leur bien, vous l'aurez compris.

A la maison, pas de jouets, le plastique est interdit, c'est le mal. Pas de télé. Pas d'école non plus, l'école c'est mal, les enfants sont pervertis, confrontés à la violence à l'école. (ils sont tellement mieux dans cette maison de fou....). Sonia est complètement à l'ouest, passe des heures à danser, à préparer des spectacles (pour qui ?), à se changer plusieurs fois par jour, à oublier de nourrir ses enfants. Elle se fait tabasser de temps en temps par son mari....

Balthazar (misère que j'ai détesté ce personnage) est là en permanence, tout en n'étant jamais là. Il reçoit ses patients, il est occupés, il travaille, LUI, mais garde toujours un oeil sur ce qui se passe à la maison, sur ce qu'il faut ou ne faut pas faire. Les enfants doivent apprendre la musique, parce que la musique c'est bien, c'est merveilleux, mais il les terrorise tellement que cet apprentissage se passe dans une grande violence. Par exemple pendant les repas, il oblige ses enfants à manger en tenant des livres sous leurs coudes. Si le livre tombe, l'enfant mange par-terre....pour son bien évidemment.

Parallèlement un ado puis homme est très présent dans cette maison : Tanguy. Il a eu une enfance épouvantable, battu, affamé, enfermé des jours entiers dans un placard. Il est retiré vers 8/9 ans à ses parents et arrive dans un état terrible dans l'institut dans lequel travaille Balthazar. Il vient tous les jours au Presbytère, pour voir les enfants, jouer avec eux. Le fait qu'il apporte un jour un ballon aux garçons devient un drame.

Il y a aussi un couple en mal d'enfants, Basile et sa femme, qui accueillent régulièrement Clément et se mettent à l'aimer trop fort...

Le décor est planté, vous l'aurez compris, les enfants vont grandir dans un environnement extrêmement "sain et équilibré" et petit à petit on comprend sans que ce soit évoqué que cette ambiance abominable cache des dérapages pires encore. Le récit, ce qu'on devine, est glaçant.

Ce qui m'a fait aller jusqu'au bout, c'est que je suis sûre que ce genre d'histoire est arrivé, malheureusement, que des types aussi immondes et dénués d'humanité que Balthazar, ça existe....jusqu'au bout il sera d'une mauvaise foi qui donne envie de lui en coller une !

C'est un roman très dur à lire, mais ce n'est pas pour cette raison qu'il faut l'éviter. Ce qui se passe derrière les façades des maisons les plus belles existe. Toujours cette façade, cette image qu'il faut donner aux autres, sous couvert de bonnes intentions...l'écriture est absolument remarquable et je ne pense pas avoir déjà lu un roman pareil. C'est glaçant mais, n'est-ce pas pire encore : cette histoire est plausible.....

lire2

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03 février 2018

Les couleurs de la vie

J'ai commencé plusieurs romans, abandonnés en cours de route. Mais je n'ai pas lâché celui-là :

400 pages

400 pages. Paru en mars 2017

Un vrai roman feel good mais pas gnan-gnan !

Kim vit avec Clovis sur l'île de Groix. Ils tiennent une maison de la presse et ont leurs habitudes. Chez eux vit aussi la grand-mère de Kim, que tout le monde appelle "Le Chat". La mère de Kim est décédée en lui donnant naissance. Elle ne connait pas son père.

Sa vie lui plait. Sauf qu'un jour Le Chat lui joue un mauvais tour. Elle prétend partir voir une amie sur le continent mais en fait elle se rend en Suisse pour y être euthanasiée. Elle a 74 ans, elle est en parfaite santé. Kim ne comprend pas, est ravagée par cette perte immense, douloureuse et sans raison.

Elle largue tout et décide de partir un mois s'occuper d'une personne âgée pour tenter de comprendre la décision du Chat. Elle se retrouve au service de Gilonne de Kerjant, dans le sud de la France, embauchée par son fils Côme. Sauf qu'assez vite, Kim comprend que Côme n'est pas le fils de Gilonne. Celui-ci est mort 2 ans auparavant dans des circonstances dramatiques et étranges. Alors qui est Côme ?

Kim vacille entre le besoin de connaître la vérité par loyauté envers cette vieille dame exceptionnelle et incroyable, et l'envie de se réfugier dans une bulle parce qu'elle vient de comprendre qu'elle est enceinte.

La suite, vous la lirez vous-même, parce qu'on est très vite embarqué dans cette histoire à la jolie écriture et sans temps mort !

A lire pour l'écriture, pour le roman, pour le côté feel good qui fait vraiment du bien !

lire2

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28 janvier 2018

Agir et penser comme un chat

Ce petit livre était mis en avant dans ma bibli, alors je l'ai emprunté par curiosité :

158 pages

158 pages. Paru en mars 2017

Je n'ai pas regretté de l'avoir emprunté !

L'auteur détaille 40 qualités des chats : le calme, la capacité à se préserver, les bienfaits qu'ils procurent, leur classe naturelle, etc, et les transpose à nous, humains, et à tout ce que nous pouvons apprendre de nos chats, à tout ce que nous pourrions mettre en oeuvre pour leur ressembler, dans le but d'aller mieux.

J'étais sceptique, je l'avoue. Mais en refermant le livre, on se dit juste "et pourquoi pas ?"

Je ne l'ai pas lu d'une traite, mais petit à petit, chaque soir, je lisais 3 qualités.

A la fin, l'auteur propose un test pour savoir si on est ou non un chat.

Je suis chat !!! 

danse-de-la-joie

Et vous ?

Pour le savoir, lisez ce petit livre très très sympa !

bisous1

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22 janvier 2018

Y aura-t-il trop de neige à noël ?

Un recueil de nouvelles, lu pendant les vacances de noël pour rester dans le thème :

288 pages

288 pages. Novembre 2017

Alors....hum....qu'en dire ?

Il s'agit d'un ouvrage collectif. Il y a d'abord 6 nouvelles (12 en tout), et on reprend les 6 nouvelles, un an après, dans la seconde partie du livre. Et bien moi ça m'a perdue. Parce que ça veut dire que quand on arrive à la nouvelle n°7, il faut se rappeler de la n°1 puisque c'est la suite !

quoi

Bon, après, on n'est pas dans la lecture compliquée, voire même, pas assez compliquée. Mais bon, c'était parfait en attendant noël, zéro prise de tête à part se rappeler la nouvelle d'un an avant, et des histoires, de la romance, simple (ah ça, TRES simple) en lien avec noël.

Je n'ai pas aimé la n°5, donc pas lue, et pas lu non plus la suite, la n°9, forcément !

Mais, à ce moment-là, j'avais envie, besoin, d'une lecture très simple avant de dormir, et pourquoi pas en lien avec noël, la neige, les jolis sentiments et les happy end ?

Il est évident que cela ne pourrait être mon genre de lecture toute l'année. Mais une fois....ça le fait !

A ce propos je vous recommande la très courte, très complète et très digeste vidéo de Margaud Liseuse (je vous recommande d'ailleurs vivement ses podcasts en général !) :

Dans le cas de ce livre, j'ai été "naïve", mais complètement consciente de l'avoir été.

Et vous ? Avez-vous lu des romans de noël à noël ?

lire

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18 janvier 2018

La tresse

Un très beau roman :

224 pages

224 pages. Paru en mai 2017

Nous suivons le parcours, la vie de 3 femmes à travers le monde :

Au Canada, Sarah est une avocate renommée, dure, qui mène sa vie familiale et élève seule ses 3 enfants, avec une organisation serrée, qui ne laisse place à aucun grain de sable. Sauf qu'un jour Sarah fait un malaise et qu'elle découvre qu'elle a un cancer. Au début elle va nier, refuser, faire "comme si" malgré les traitements et puis ce sont les autres qui vont violemment lui renvoyer sa maladie à la figure....

En Sicile, Giulia a 20 ans. Elle travaille dans un atelier de perruques, atelier familial, le dernier de Sicile. Proche des ouvrières, elle seconde son père. Un jour celui-ci fait un malaise, coma, Giulia se retrouve à tout porter toute seule, tout en débutant une jolie histoire d'amour impossible avec Kamal. Il va falloir qu'elle prenne des décisions qui vont la faire grandir très vite...

En Inde, Smita est une intouchable, une paria. Chaque jour, son travail consiste à aller ramasser les excréments des autres castes, sans se faire voir, sans que personne ne lui parle. C'est comme ça chez Smita : on respecte les castes, la tradition, personne ne s'y oppose, parce que les malheureux qui essaient sont violemment réprimés. Smita veut que sa fille aille à l'école, elle a 6 ans, elle lui souhaite une vie meilleure que la sienne. Lalita mérite de ne pas suivre la vie misérable de sa mère, de son père qui lui doit aller tuer les rats, leur seule nourriture. Lalita part à l'école.....et en revient battue par le maître pour avoir refuser de balayer la classe. Smita comprend que sa fille a eu le courage qu'elle n'a jamais eu : dire non. Alors la maman prend une décision courageuse et risquée : partir.

Il faut que je m'arrête là sinon je vous raconte tout.

Je comprends le succès de ce livre, de ces destins ordinaires et exceptionnels....comme l'est la vie !!

A LIRE !!!!

bisous1

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14 janvier 2018

L'anatomiste

Un vrai très bon roman, recommandé par Gérard Collard, avec raison, et prêté par la copine d'Hugo :

480 pages

480 pages. Paru en mai 2017

C'est l'histoire de Blaise, et c'est l'histoire de Marie-Ursule.

Nous sommes au 16è siècle, et l'histoire commence en 1524, puis surtout 1539.

Blaise a eu une enfance épouvantable, avec des parents qui l'ont utilisé, qui étaient profondément violents. Il a vu son père coupé les doigts de sa petite soeur sans la moindre raison, avec une hache, et cette mutilation va profondément le traumatiser. Blaise a un don extraordinaire pour le dessin, et c'est ce qui va le sauver. Un jour sur un marché où son père vend ses dessins, un homme achète Blaise à ses parents. Cet homme est un génial artiste-peintre, maître Battisto. Il embarque Blaise avec lui, le sauvant de sa misérable condition et lui apprenant énormément de choses, tout en lui faisant confiance. Malheureusement maître Battisto meurt prématurément et la situation de Blaise va basculer. Son maître laisse d'énormes dettes derrière lui. Blaise va devoir payer l'une d'elle, en travaillant sans salaire pendant un an pour un anatomiste qui veut créer l'oeuvre de sa vie avec un livre d'anatomie.

Sauf qu'il faut des cadavres pour faire des séances d'anatomie et qu'on découvre tous les trafics liés à cette activité, mais je ne veux pas tout vous dire.

Marie-Ursule a été sauvée tout bébé par Adel, qui fuyait sa ville en Angleterre. Sur sa route, elle croise ce bébé et la prend avec elle, un peu à contre-coeur, mais incapable de laisser cette toute petite fille dans les bras de son père mort. Elles fuient en France et dès l'âge de 12 ans, Marie-Ursule doit assurer la survie des deux femmes en se prostituant.

Et puis un jour Marie-Ursule va croiser Blaise et là....

Et bien là je m'arrête, parce que sinon je vais tout dévoiler de ce roman très très bien construit et qu'on dévore du début à la fin !

Gérard Collard avait raison : LISEZ LE !!!!!

lire2

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02 janvier 2018

Une fois dans ma vie

Avant de parler livre, je tiens à vous souhaiter une très très bonne année à venir, qu'elle soit créatrive, riche en rencontres, et douce. (après j'arrête ! chuicaché )

 

Un très bon livre feel good pour commencer cette nouvelle année :

430 pages

430 pages, paru en octobre 2017

Alors ce roman est une énigme : comment un homme a-t-il pu écrire un livre pareil sur les femmes ??? Il a fait comment ? Il est rentré dans leur tête ?

J'avais été déçue par le dernier Legardinier, que je n'ai pas pu terminer. Ici j'ai eu l'impression de le retrouver.

Tout le roman se passe dans un théâtre. On suit surtout la gardienne, Eugénie, qui est à un tournant de sa vie, mais on suit aussi la jeune Juliette qui après avoir beaucoup papillonné, tombe amoureuse d'un garagiste et en est la première étonnée. Enfin on suit aussi Céline, mère célibataire qui doit se battre pour avoir l'argent que lui doit son ex-mari. Non pas pour elle, mais pour élever leur fils.

Eugénie ne va pas bien, elle se pose beaucoup de questions sur sa vie. Sur sa vie de maman : ses deux enfants vont très bien, ont quitté le nid et elle se demande à quoi elle va servir à présent. Sur sa vie de femme quand elle se rend compte qu'au fond, contrairement à Juliette, elle n'a pas eu de coup de foudre pour son mari et se demande alors si elle est là par habitude. Elle va mal et pense même à en finir, quand elle prend conscience qu'elle a peut-être encore un rôle à jouer et pas de la façon habituelle.

Autour de ces trois femmes, il y a des tas de personnages tous plus attachants les uns que les autres, ou détestable en ce qui concerne l'ex-mari. Mais même avec lui on arrive à rire !

C'est un livre à lire, un livre qui fait du bien, bien écrit, léger mais qui pose des questions essentielles.

Un très bon roman pour commencer une nouvelle année !

bisous1

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16 décembre 2017

13 à table !

Comme chaque année, j'ai acheté le petit Poche de nouvelles :

336 pages

 336 pages. Paru en novembre 2017

Une jolie illustration de Sempé orne la couverture cette année. Comme tous les ans, l'achat de ce livre permet d'offrir 4 repas à ceux qui en ont besoin.

Alors je n'ai pas tout aimé et ce n'est pas grave, c'est tout l'intérêt d'un recueil de nouvelles. Pour ce tome sur l'amitié, on retrouve : Françoise Bourdin, Michel Bussi, Maxime Chattam, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, François d'Epenoux, Eric Giacometti, Karine Giebel, Christian Jacq, Alexandra Lapierre, Marcus Malte, Agnès Martin-Lugand, Romain Puertolas, Jacques Ravenne, Leïla Slimani.

ça démarre fort avec une histoire de fidélité ou infidélité conjugale, qui a une fin surprenante et on enchaine avec une très belle nouvelle de Michel Bussi sur un échange surréaliste entre une ado française et une ado chinoise. On comprend très vite que quelque chose cloche sans parvenir à mettre le doigt dessus et on dévore les pages !

La nouvelle de Maxime Chattam est très étonnante également mais dans un tout autre registre : un homme se rend soudain compte qu'il est brutalement devenu transparent. Pourtant il n'est pas mort....

Impossible de ne pas se projeter dans la nouvelle de François d'Epenoux : un homme a été opéré des yeux par son meilleur ami et vit un cauchemar depuis. Il vient se venger. Terrible !

Incroyable nouvelle écrite à 4 mains par Eric Giacometti et Jacques Ravenne ! Ils se sont mis en scène et ont dû bien s'amuser.

Je pourrais continuer encore mais comme vous allez le lire, je vous laisse à votre lecture utile et très agréable !

lire2

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